La famille de la Sûreté nationale commémore le soixante-dixième anniversaire de la création de cette institution stratégique dans une conjoncture singulière, marquée par l’accumulation de succès qui témoignent de l’empreinte indélébile de son action. Ces accomplissements ne se limitent pas aux frontières du Maroc car ils s’étendent à l’horizon planétaire, embellissent l’image du Royaume comme havre de sécurité et de stabilité. Des succès qui font de notre pays une référence en matière de services sécuritaires de haut niveau, capables de jouer des rôles diplomatiques et de développement, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 15 mai.
Conçue selon la philosophie et le projet porté par Abdellatif Hammouchi, sous la haute sollicitude royale, l’institution sécuritaire est devenue l’un des leviers de la puissance douce marocaine. Dans un environnement régional et continental troublé, elle a poursuivi, tout au long de l’année écoulée, l’activité diplomatique sécuritaire de grande facture engagée lors des exercices précédents. Cette diplomatie sécuritaire produit des retombées politiques et de développement, renforçant ainsi la position avantageuse du Maroc sur la carte des mutations mondiales.
C’est ainsi qu’il a été procédé au renforcement des partenariats sécuritaires euro-atlantiques, à commencer par l’Allemagne, première puissance économique de l’Union européenne. Lors d’une visite dans ce pays, Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et de la DGST, a consolidé la solidité du partenariat unissant la Sûreté nationale à la police fédérale allemande, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier. Les autorités sécuritaires allemandes ont d’ailleurs reconnu publiquement que l’Europe ne saurait se passer d’une coopération avec le Maroc, ni de l’exploitation de son expérience préventive pour renforcer les capacités des appareils sécuritaires européens face au terrorisme et aux criminalités transfrontalières.
Le mois dernier, la visite d’Abdellatif Hammouchi en Suède a permis d’établir les fondements d’une future coopération dans les domaines de la cybersécurité et des nouvelles techniques sécuritaires. Déplacement couronné par des acquis diplomatiques et politiques, quand on sait que le royaume de Suède était, il y a quelques années encore, un foyer pour des organisations et lobbies hostiles aux intérêts du Maroc. Par ailleurs, le patron de la DGSN a reçu la directrice générale de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) française. Les deux responsables ont insisté sur la force de la coordination entre les services sécuritaires des deux pays, coordination qui a joué un rôle décisif pour épargner à la France et à d’autres nations européennes des risques terroristes imminents. C’est pourquoi l’institution de la Sûreté nationale n’a nul besoin de répondre aux travers de certains médias français qui effectuent des travaux de corvée pour l’Algérie, tentant en vain d’utiliser l’image de la sécurité marocaine.
La diplomatie sécuritaire ne s’est pas limitée au seul espace euro-atlantique: elle a également englobé l’espace oriental, conformément aux choix stratégiques du roi Mohammed VI en matière de diversification des partenariats. Ainsi, le patron de la DGSN a effectué une visite en Turquie, où il a examiné avec son homologue les possibilités de renforcer l’assistance technique échangée entre les services de police des deux pays. Nul n’ignore le rôle croissant de la Sûreté turque dans les régions du bassin anatolien, de l’Asie occidentale et du Moyen-Orient, ainsi que ses mouvements dans la zone du Sahel et au sud du Sahara. Cette région constitue pour le Maroc un arrière-plan stratégique, aussi bien sur le plan sécuritaire que politique et économique.
La clarté stratégique de la Sûreté nationale pousse les partenariats traditionnels –sécuritaires, de renseignement, politiques et diplomatiques– à exprimer leur considération pour l’institution sécuritaire, car ils ne sont pas gênés par son ouverture à toutes les forces internationales. Preuve en est le pari de notre partenaire américain, qui compte sur l’aide du Maroc pour sécuriser la Coupe du monde de football organisée cet été aux États-Unis, et pour bénéficier de l’expérience marocaine lors du Mondial au Qatar et des Jeux olympiques de Paris.
Mais l’événement le plus marquant durant la période séparant le 16 mai 2025 du 16 mai 2026 reste l’accueil par le Maroc (à Marrakech) de la 93e session de l’Assemblée générale d’Interpol, à laquelle ont participé les responsables de 196 pays. Les conclusions de cette rencontre ont abouti à l’adoption d’une nouvelle stratégie d’Interpol pour la période 2026-2030, ainsi qu’à l’élection d’un nouveau président de l’organisation et de son vice-président en la personne du préfet Mohamed Dkhissi. Cette élection d’un haut responsable marocain est perçue comme un référendum international en faveur du leadership de l’institution sécuritaire nationale, de son professionnalisme et de son rôle pour la sécurité et la paix mondiales, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Elle contrecarre, surtout, toutes les campagnes de ciblage systématique auxquelles cette institution a été exposée par une alliance «objective» entre les ennemis du Maroc et les mafias du terrorisme, du trafic et du crime organisé. Dès lors, il est devenu difficile, aujourd’hui, d’évoquer la sécurité internationale sans reconnaître l’exception que représente le modèle marocain.




