Un examen toxicologique sur la dépouille d’Abderrahim Fakir se déroulera jeudi prochain, le 3 septembre, à Pavie, dans le laboratoire de Luca Morini, expert en toxicologie légale et enseignant à l’université de Pavie, en présence des consultants des parties.
Après l’autopsie, menée par un collège d’experts, puis l’examen du cœur de Fakir réalisé avant-hier, l’objectif de la semaine prochaine sera de déterminer précisément ce que la victime avait pris, en quelle quantité et à quel moment. L’examen du 3 septembre devra notamment apporter des réponses sur d’éventuels médicaments présents dans l’organisme de Fakir au moment des faits.
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Les enquêteurs poursuivent par ailleurs l’analyse du contenu extrait de l’unique téléphone retrouvé de la victime, tandis qu’un second appareil, également enregistré au nom de Fakir, reste introuvable. Lundi dernier, un examen a été mené dans les laboratoires de la police scientifique de Rome sur les menottes utilisées lors de l’interpellation, sans qu’aucune empreinte digitale exploitable n’y ait été retrouvée.
Abderrahim Fakir, un Marocain de 42 ans arrivé en Italie à l’âge de cinq ans, est mort le 19 juillet après avoir été plaqué au sol par deux policiers lors de son interpellation à Bologne. Les premiers résultats de l’autopsie avaient fait état de poumons pleins de sang et de vastes zones d’infiltration hémorragique par compression au dos, un tableau que l’avocat Fabio Anselmo avait qualifié d’«asphyxie mécanique violente par compression dorsale». Quarante et un jours après le drame, la dépouille du défunt reste toujours retenue en Italie, tandis que sa famille réclame son rapatriement.



