Salé: vague de démissions au PJD à l’approche des législatives

Le Conseil national du PJD.. Le360 : Adil Gadrouz

Revue de presseAlors que les élections approchent, le PJD de Salé fait face à une crise interne sans précédent. Contestant les arbitrages autour des investitures électorales, plusieurs figures de proue de la ville, menées par Hicham El Hassouni, ont rendu leur tablier, entraînant dans leur sillage un mouvement de contestation grandissant parmi les militants de base. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 07/08/2026 à 19h44

À quelques semaines du déroulement des prochaines échéances législatives, le PJD traverse une zone de turbulences marquée par une vague de démissions et de protestations silencieuses à Salé. L’amplification des différends internes autour de la gestion des investitures électorales a fini par provoquer un véritable séisme organisationnel au sein de cette place forte du parti, indique le quotidien Al Akhbar dans son édition du week-end du 8 et 9 août.

Dernier épisode en date de ce malaise croissant, l’annonce faite par Hicham El Hassouni, secrétaire local du parti dans l’arrondissement de Mrissa, de son retrait définitif de l’ensemble des structures de la formation. Figure emblématique de la scène politique locale, ancien secrétaire provincial, ancien adjoint au maire de la ville et actuellement conseiller au conseil d’arrondissement de Mrissa, son départ a suscité une vive émotion auprès des observateurs politiques et des militants.

Bien que des sources informées évoquent un différend persistant avec le secrétaire provincial du parti à Salé, plusieurs voix internes soulignent que cette démission dépasse de loin les simples querelles personnelles. Elle traduit en réalité une crise structurelle profonde liée à la conduite du dossier des candidatures pour les prochaines élections législatives, lit-on dans Al Akhbar.

L’investiture de Kamal El Kouchi dans la circonscription de Salé, ainsi que celle d’Aziz Hennaoui dans la circonscription de Salé El Jadida, ont cristallisé un vif mécontentement parmi les cadres de l’organisation. L’absence de consensus autour de ces désignations est perçue par une grande partie de la base et des dirigeants locaux comme une décision unilatérale, contribuant à accentuer la division interne et à fragiliser les chances électorales du parti dans un bastion qui a longtemps abrité plusieurs de ses figures de proue au Parlement et au sein des institutions élues.

Loin de se limiter à la hiérarchie locale, ce climat de tension s’est progressivement étendu aux militants de base dans les différentes antennes de la ville. Le refus d’interagir avec les instances dirigeantes et le boycott de plusieurs activités organisationnelles au cours des dernières semaines témoignent du désaccord brutal face au processus de sélection des candidats, alimentant ainsi un courant de contestation qui continue de rallier de nouveaux déçus.

Par La Rédaction
Le 07/08/2026 à 19h44