Sahara marocain: le démantèlement des camps de Tindouf est «une nécessité humanitaire»

Une fillette sahraouie dans le camp de réfugiés de Smara, dans la province de Tindouf, en Algérie, le 25 février 2016.. AFP or licensors

Revue de pressePour Ahmed Noureddine, expert en relations internationales et spécialiste du dossier saharien, le démantèlement des camps de Tindouf s’impose aujourd’hui comme une urgence humanitaire incontournable, tout comme la mise à l’écart de la Minurso, devenue selon lui sans objet. Les détails dans cette revue de presse, tirée d’une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Al Ayyam.

Le 15/05/2026 à 19h13

Créée en 1991 au Sahara marocain, la Minurso devait organiser un référendum et surveiller le cessez-le-feu. Ces deux objectifs n’ayant jamais été atteints, la mission se trouve aujourd’hui dans une impasse.

Face aux nouvelles réalités géopolitiques, notamment la résolution N° 2797 du 31 octobre 2025 de l’ONU, qui conforte la reconnaissance internationale de la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie et qui réaffirme la souveraineté du Maroc sur son Sahara, l’option de la Minurso et sa formule sont pratiquement et politiquement dépassées, estime Ahmed Noureddine, expert en relations internationales et spécialiste de la question du Sahara marocain.

D’ailleurs, a-t-il rappelé dans une interview accordée à l’hebdomadaire Al Ayyam dans sa dernière livraison, «l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Kofi Annan, l’avait souligné dans son rapport en 2004».

Sur la base de ces réalités géopolitiques, estime Ahmed Noureddine, «la Minurso n’a plus désormais aucun rôle à jouer dans ce dossier. Se contenter de changer ou de reformuler son appellation pour la maintenir serait une erreur stratégique».

Bien plus, a-t-il mis en garde, «son maintien sous une autre formule contribuerait à ressusciter le Polisario, qui est en état de mort clinique» et «servir par ailleurs les intérêts de l’Algérie qui manœuvre pour maintenir le statu quo».

Après la reconnaissance de la marocanité du Sahara par les États-Unis, les pays européens et l’écrasante majorité de la communauté internationale, et les derniers développements au niveau de l’ONU, Ahmed Noureddine estime que la solution définitive s’articule autour de ces axes.

Il s’agit d’«obtenir une résolution de l’ONU visant à clore définitivement ce fichier, en optant pour la fin de la mission de la Minurso, le démantèlement des camps de Tindouf par nécessité humanitaire, la mise en place d’une commission internationale pour superviser la récupération des armes et enfin une mobilisation de la diplomatie marocaine pour retirer le dossier du Sahara de la quatrième Commission de l’ONU».

Cette mobilisation à la Quatrième Commission de l’ONU traduirait, selon l’expert, la dynamique internationale favorable au Maroc et renforcerait la mise en œuvre de la résolution onusienne N° 2797.

Par La Rédaction
Le 15/05/2026 à 19h13