Rentrée parlementaire: tractations décisives pour la présidence de la Chambre des représentants

Désormais ancien ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi est pressenti au perchoir de la première Chambre du Parlement.

Revue de presseÀ l’approche de l’ouverture de la douzième législature, la vie politique s’accélère entre négociations serrées pour la présidence du Parlement, finalisation de la nouvelle équipe gouvernementale et perspective de l’examen du projet de loi de finances 2027. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 08/10/2026 à 20h05

La rentrée parlementaire s’apprête à marquer un tournant institutionnel majeur au Maroc dès le début de la semaine prochaine, avec l’inauguration de la douzième législature et l’élection tant attendue du président de la Chambre des représentants. Cette étape décisive intervient dans le contexte de la finalisation de la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, dont l’annonce de la structure et de la liste des ministres est imminente, avant qu’elle ne soit soumise au vote d’investiture sur le programme gouvernemental. Les tractations politiques s’intensifient donc pour sceller les équilibres dans l’hémicycle et préparer le terrain à l’action conjointe de l’équipe gouvernementale et des députés et conseillers du Parlement, résume le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 9 octobre.

Sur le plan de la majorité parlementaire, le Parti authenticité et modernité (PAM), vainqueur de ces élections, s’impose naturellement pour briguer la présidence de la Chambre des représentants. Des discussions avancées sont d’ailleurs en cours avec son principal allié, le parti de l’Istiqlal pour conforter cette position clé et s’assurer d’une assise solide. Parallèlement, ce dirigeant politique qu’est Abdellatif Ouahbi cristallise les attentions, en raison de son son expérience soutenue de juriste, confortée par son appartenance au sommet de la hiérarchie de son parti, autant d’atouts pour qu’il s’impose à la présidence de la première Chambre.

Toutefois, la course au perchoir est âpre, et d’autres noms circulent avec insistance: Azzedine El Midaoui, ministre sortant de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, dont le nom est évoqué, ce qui ouvre ainsi la voie à de possibles arbitrages de dernière minute. Malgré ces rivalités et les ambitions affichées de certains leaders, la décision finale dépendra des équilibres globaux de la coalition à venir, souligne Al Ahdath Al Maghribia.

Le quotidien précise que la mise en place des structures parlementaires obéit à un formalisme juridique strict dicté par la Constitution et le règlement intérieur de la Chambre des représentants. Dès la séance inaugurale, un bureau provisoire présidé par le doyen des députés, assisté des deux plus jeunes membres, supervise la transition et organise les opérations de vote dans les règles de l’art. Cette configuration initiale permet d’assurer la régularité du scrutin secret pour élire le président et de renouveler les instances de l’institution législative dans la transparence.

Le calendrier institutionnel impose ensuite l’élection des autres membres du bureau, des présidents des commissions permanentes et la répartition des responsabilités au prorata du poids politique de chaque groupe parlementaire. La constitution des groupes et des groupements parlementaires s’accompagne de tractations intenses pour harmoniser les sensibilités politiques et garantir une représentation équitable dans la gestion des affaires courantes. Cette architecture organisationnelle est indispensable pour structurer le débat démocratique, planifier le travail législatif et exercer le contrôle de l’action gouvernementale tout au long de la mandature.

Au-delà de l’enjeu de la présidence de la première chambre, l’agenda politique des prochains jours sera dicté par la présentation officielle du gouvernement et l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2027. Une fois que le vote de confiance aura été acquis, la nouvelle équipe gouvernementale devra soumettre le texte définissant le budget de l’État à l’institution législative, inaugurant ainsi le véritable cycle de l’action publique. La concrétisation de ces alliances et la mise en marche effective des chantiers économiques et sociaux reste donc très observée.

Par La Rédaction
Le 08/10/2026 à 20h05