Les professionnels de la pêche maritime en mer Méditerranée menacent d’arrêter leur activité, à cause des répercussions croissantes de la crise des carburants et de la hausse du coût des sorties en mer, dans un contexte de craintes grandissantes. Ils s’inquiètent en particulier de la persistance de la situation actuelle et de ses effets directs sur le rendement des bateaux et la situation financière des professionnels du secteur, relaie Al Akhbar de ce vendredi 9 octobre.
Selon des sources internes, le dossier des carburants a été posé avec force au cours des travaux de la troisième session ordinaire de la Chambre des pêches maritimes de la Méditerranée, qui s’est tenue dernièrement à son siège à Tanger. De nombreux professionnels ont souligné la difficulté de poursuivre leur activité face aux niveaux actuels des prix du gazole et aux charges supplémentaires qu’ils font peser sur le coût des sorties de pêche.
Les données présentées lors de cette session indiquent que le prix du gazole subventionné a atteint 13 dirhams le litre. Une situation qui entraîne une forte hausse des dépenses des campagnes de pêche, ainsi qu’une accumulation des dettes sur plusieurs bateaux, alors que de larges catégories de professionnels subissent des pressions liées à l’augmentation des coûts d’exploitation.
Au cours de cette même session, les professionnels ont critiqué l’exclusion du secteur de la pêche maritime de certains mécanismes de subvention directe. Ils estiment que les coûts des équipements et des fournitures commencent à peser de manière croissante sur l’équilibre financier des bateaux et des entreprises du secteur.
Les débats ont également porté sur la problématique de la TVA et des droits de douane imposés sur plusieurs matériels et filets de pêche importés. Les participants estiment que la persistance de ces coûts, conjuguée à la hausse des prix des carburants, accroît l’ampleur des charges supportées par le secteur.
C’est pourquoi les participants à la session de la chambre des pêches maritimes ont convenu d’adresser des correspondances et des notes urgentes au chef du gouvernement, au ministre de l’Agriculture et à celui de l’Intérieur, afin de leur demander que des mesures urgentes soient entreprises pour alléger le coût des carburants pour les bateaux et les barques de pêche, écrit Al Akhbar.
Leurs demandes portent notamment sur le plafonnement du prix du gazole pour les bateaux de pêche à hauteur de 7 ou 8 dirhams le litre, sur l’adoption d’un mécanisme d’indemnisation financière partielle et directe des factures de gazole consommé par les professionnels tout au long de leur activité maritime.




