Réforme du système électoral: le ministère de l’Intérieur engage des concertations pour les échéances de 2027

Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur, ouvre une séance de concertations avec les partis politiques en vue de l'élaboration d'un nouveau code électoral, le samedi 2 août 2025, à Rabat.

Revue de presseLe ministère de l’Intérieur a lancé des consultations avec les partis politiques sur la révision du cadre juridique des élections, en prévision des scrutins communaux, régionaux et professionnels de 2027. Un délai au 15 novembre a été fixé aux formations politiques pour présenter leurs visions et propositions. Les débats portent notamment sur le quotient électoral, le seuil, le découpage électoral et le faible taux de participation. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 03/11/2026 à 18h38

Le ministère de l’Intérieur a engagé des concertations politiques portant sur la révision du cadre juridique encadrant les élections, en vue des échéances communales, régionales et professionnelles prévues en 2027. Ces consultations se déroulent à travers des rencontres avec les dirigeants des partis politiques, relaie Al Akhbar de ce mercredi 4 novembre. Le ministère a fixé au 15 novembre prochain le délai ultime pour que les formations politiques présentent leurs visions et leurs propositions sur cette question.

Présidées par le ministre de l’Intérieur, les concertations ont d’abord concerné les partis représentés à la Chambre des représentants, avant de se poursuivre avec les organisations politiques ne disposant pas de groupes parlementaires. Elles portent sur le réexamen du cadre juridique régissant l’élection des conseils communaux, régionaux, préfectoraux et provinciaux, ainsi que des Chambres professionnelles, des représentants des salariés et des membres de la Chambre des conseillers.

La révision envisagée touchera plusieurs dispositions, à commencer par la loi organique n° 59.11 relative à l’élection des membres des conseils communaux et les lois organiques relatives aux régions, préfectures et provinces, qui constituent le cadre juridique de la gestion des échéances électorales locales et régionales.

Le ministère cherche à tirer parti des mesures adoptées lors des élections législatives du 23 septembre dernier, notamment celles ayant trait à la moralisation des processus électoraux et au renforcement de l’intégrité de la concurrence. Parallèlement, les partis ont commencé à formuler leurs revendications quant à la nature des réformes souhaitées.

Le PJD est ainsi revenu à la charge en soulevant le dossier du quotient électoral et du seuil d’éligibilité, en appelant à une révision des règles en vigueur. Il considère que la formule actuelle a contribué à l’émiettement de la carte politique au sein de nombreux conseils élus et à l’affaiblissement de la capacité de la majorité à constituer des alliances cohérentes et stables.

Le PJD devrait présenter ses propositions au ministère de l’Intérieur dans le délai fixé, après que sa direction a débattu, lors d’une réunion tenue fin octobre, des pistes de réforme du système électoral, y compris la révision du quotient électoral, du seuil et des listes électorales, écrit Al Akhbar. De son côté, le Parti socialiste unifié (PSU) a évoqué la faiblesse de la participation politique, en appelant à l’adoption de la carte d’identité nationale dans l’opération de vote, au réexamen du découpage électoral et au renforcement des pouvoirs des élus face aux autorités nommées. Ces revendications interviennent dans un contexte de débat plus large sur le caractère limité de la participation aux dernières élections législatives, d’à peine 38%.

Par Hassan Benadad
Le 03/11/2026 à 18h38