Le débat, au sein d’un amphithéâtre archiplein, a porté également sur le projet de création de six marchés publics chargés de gérer les transactions commerciales entre les producteurs et les marchands de gros, afin de lutter contre l’intermédiation anarchique et juguler l’inflation des prix. Le ministre a donné des assurances quant au fonctionnement de ces six centres.
«Nous ne voulons pas modifier l’esprit de l’initiative, ni imposer des prix uniques, mais seulement faciliter la transmission entre le producteur et le consommateur pour que les marges bénéficiaires ne soient pas décuplées», a martelé le ministre, en indiquant que le gouvernement a déjà préparé ce projet dont la mise en ouvre ne saurait tarder.
À l’inverse du groupe parlementaire de l’Alliance de la gauche, qui a émis des réserves, l’opposition, par la voix du PJD, a accueilli positivement les explications du ministre. «Nous avons exprimé des craintes sur l’attribution de ces centres au secteur privé, et nous devons réformer davantage les marchés de gros que lors de la loi de 1962», a déclaré Abdellah Bouanou, député du PJD.
De son côté, Adil El Bitar, haut cadre et député du PAM, a plaidé pour ce projet de loi, le premier du gouvernement El Mansouri. «Nous nous sommes engagés a mettre en œuvre des plateformes de vente destinées à rapprocher les points de production et de consommation, afin d’éviter que des intermédiaires opportunistes s’accaparent entre 60 et 80% des prix et des subventions de l’État, en particulier pour les produits de base», a-t-il affirmé, ajoutant que d’autres engagements ont été pris pour «renforcer le pouvoir d’achat à travers la réforme fiscale relative à l’impôt sur le revenu salarial».
L’Alliance de la gauche va déposer des amendements
Et de saluer l’engagement du gouvernement de respecter «ses promesses électorales, avec l’application de l’allègement de l’impôt sur le revenu pour les salaires n’excédant pas 10.000 dirhams». Le responsable de la majorité a évoqué l’augmentation de l’aide publique à 600 dirhams, la revalorisation du minimum des pensions de retraite à 1.700 dirhams, et le réalignement des pensions des veuves à 100% de celles de leurs conjoints.
L’Alliance de la gauche, par la voix de Nabila Mounib, a réaffirmé son rejet de ce PLF qui, selon le mouvement, n’est pas différent de la politique menée par le gouvernement précédent. Nabila Mounib a conclu en indiquant que son parti va introduire dans quelques jours des amendements à cette loi.




