Justice: les promoteurs de «Casa Park Sidi Maârouf» à nouveau dans la tourmente

Deux promoteurs immobiliers associés font l’objet d’une enquête sur une affaire d’arnaque et d’escroquerie immobilières. . DR

Revue de presseLes poursuites judiciaires se multiplient contre deux promoteurs immobiliers casablancais mis en cause pour arnaque, escroquerie et falsification. Ils font actuellement l’objet d’une enquête confiée à la police judiciaire de Casablanca, qui a convoqué de nouvelles victimes du projet «Casa Park Sidi Maârouf», ainsi que celles d’un autre projet à Sidi Moumen. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 29/10/2026 à 22h04

Le juge d’instruction du tribunal de première instance de Casablanca a ordonné l’ouverture d’une enquête sur une affaire d’arnaque et d’escroquerie immobilières mettant en cause deux promoteurs immobiliers associés. Dans son édition du vendredi 30 octobre, le quotidien Assabah rapporte que ce n’est pas la première fois que ces deux hommes, qui agissent de concert, ont maille à partir avec la justice.

De nouvelles victimes les accusent de leur avoir vendu des biens immobiliers qu’elles n’ont jamais pu faire enregistrer à leur nom. Les acquéreurs ont en effet découvert que les biens achetés dans le cadre du projet «Casa Park Sidi Maârouf», dont ils avaient payé l’intégralité du prix, étaient soit hypothéqués auprès d’une banque par les promoteurs, soit frappés d’une saisie judiciaire.

Dans une autre affaire, les deux promoteurs sont de nouveau poursuivis devant la cour d’appel de Casablanca pour une escroquerie visant d’autres victimes à Sidi Moumen. Cette juridiction avait déjà ordonné leur incarcération. Ils avaient ensuite été libérés en contrepartie du remboursement effectif des sommes versées par leurs victimes. Leur peine avait ainsi été ramenée à un an de prison avec sursis, assorti de l’obligation de trouver une solution à l’amiable avec d’autres plaignants.

Cette fois-ci, deux acquéreurs de biens immobiliers à Sidi Moumen ont de nouveau saisi la cour d’appel de Casablanca à l’encontre des deux promoteurs. Ils affirment avoir payé rubis sur l’ongle, mais les saisies judiciaires et les hypothèques les empêchent toujours de devenir effectivement propriétaires de leurs biens, achetés plusieurs années auparavant.

Assabah rappelle que le projet «Casa Park Sidi Maârouf» fait l’objet d’une saisie à la demande de la banque. Celle-ci pourrait à tout moment déboucher sur une vente aux enchères publiques, sur ordre du tribunal de commerce de Casablanca, afin de rembourser les prêts accordés pour financer ce projet.

La banque, qui a intégralement financé le projet immobilier de Sidi Maârouf, accuse les deux promoteurs d’avoir détourné les fonds du prêt vers une société fictive dénommée «Lhaj Driss». Cette société est enregistrée au nom d’une femme âgée, mère d’une notaire qui a depuis changé de métier, après avoir falsifié de nombreux documents et acquis un terrain au nom de cette société fictive. Cette affaire a fait l’objet d’une enquête de la police judiciaire à la suite d’une plainte de la banque. Le dossier est actuellement entre les mains du parquet général.

Par La Rédaction
Le 29/10/2026 à 22h04