Les provinces du Sud, nouveau hub d’investissement et tremplin vers l’Afrique

Au centre-ville de Laâyoune, dans le Sahara.

Revue de pressePortées par une vision stratégique globale et des investissements colossaux, les régions du sud du Maroc connaissent une transformation économique majeure. De l’agriculture durable aux énergies renouvelables, en passant par les méga-infrastructures portuaires et routières, ces projets structurants érigent le Sahara marocain en un pôle d’attraction international et une passerelle clé vers les marchés africains. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 29/10/2026 à 19h41

Les provinces du sud du Maroc connaissent une dynamique de développement sans précédent, marquée par la réalisation de chantiers d’envergure dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et des énergies renouvelables. Cette transformation profonde positionne ces régions comme un pôle économique stratégique et une porte d’entrée incontournable vers les marchés africains et internationaux. La concrétisation de cette vision royale remonte au lancement, en 2015, du modèle de développement des provinces du sud, soutenu par des investissements massifs qui sont passés de 77 milliards à 85 milliards de dirhams, rappelle le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro spécial Fête de l’Unité du vendredi 30 octobre.

Sur le plan agricole, ces territoires sahariens relèvent avec succès le défi de la rareté des ressources hydriques grâce à des projets novateurs et structurants. Le plan agro-halieutique de la région de Dakhla-Oued Ed-Dahab en est l’illustration parfaite, s’appuyant sur des stations de dessalement de l’eau de mer alimentées par l’énergie éolienne pour irriguer près de cinq mille hectares. Cette approche permet de produire des cultures à forte valeur ajoutée, telles que les tomates, les cerises et les pastèques, destinées à l’exportation mondiale, tout en dynamisant l’élevage de bétail et la production de lait et de viandes rouges.

Le secteur de la pêche maritime bénéficie également d’infrastructures modernes et d’une valorisation accrue des immenses richesses halieutiques des côtes atlantiques. L’essor des activités d’aquaculture s’accompagne d’unités industrielles de congélation, de transformation et de valorisation des produits de la mer, comme la farine et l’huile de poisson. Cette industrialisation locale favorise la création de milliers d’emplois durables et consolide la souveraineté alimentaire et économique du pays.

Dans le domaine énergétique, les provinces du sud s’imposent comme des pionnières de la transition verte en exploitant pleinement leur potentiel éolien et solaire exceptionnel. Les centrales solaires et éoliennes de Laâyoune et de Boujdour injectent déjà des centaines de mégawatts dans le réseau, renforçant la souveraineté énergétique du royaume. Parallèlement, ces régions se positionnent stratégiquement pour le développement de l’hydrogène vert, profitant des conditions climatiques idéales et d’un rayonnement solaire et éolien quasi permanent, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

Les infrastructures de transport et logistiques jouent un rôle catalytique dans cette intégration régionale et continentale. La réalisation de la voie express reliant Tiznit à Dakhla facilite considérablement la circulation des personnes et des marchandises, tout en connectant plus étroitement le Maroc à l’Afrique de l’Ouest. De surcroît, le futur port de Dakhla Atlantique, couplé à la modernisation des ports de Laâyoune et de Boujdour, garantira la fluidité des opérations de commerce direct et d’exportation maritime.

Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative Royale Atlantique visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique. En transformant le Sahara marocain en un carrefour commercial mondial, ces projets améliorent les conditions de vie des populations locales et renforcent le statut du Maroc en tant que pont économique et humain entre l’Europe, l’Afrique et le reste du monde.

Par La Rédaction
Le 29/10/2026 à 19h41