Alors que le processus constitutionnel de nomination et d’investiture du gouvernement s’est achevé avec l’obtention de la confiance de la Chambre des représentants, certains ministres délégués n’ont pas encore de visibilité sur les prérogatives qui leur seront accordées.
«Si les décrets définissant le champ d’action de certains ministres délégués ont été signés et rendus publics, d’autres demeurent en suspens», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 31 octobre et 1er novembre.
Il s’agit, précisent les sources du quotidien, «d’Aïcha Guellaa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration, chargée de la Réforme de l’administration ; de Rachid Hamouni, ministre délégué auprès de la ministre de la Famille, du Développement social et de l’Égalité, chargé de l’Inclusion sociale ; et de Kamal Hachoumi, ministre délégué chargé du Préscolaire et de la Lutte contre le décrochage scolaire».
Sont également dans l’attente de ces décrets «Abdeljabbar Errachidi, ministre délégué auprès du ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire, chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire; Fatima Saadi, ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville; et Salah-Eddine Abkari, ministre délégué auprès du ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, chargé de la Jeunesse».
De même, les décrets définissant les prérogatives d’Ahmed El Mehdi Mezouari, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire, chargé de la Pêche maritime, et d’Omar Hejira, ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, chargé du Commerce extérieur, ne figurent pas dans la première liste des décrets signés par la cheffe du gouvernement.
Par ailleurs, les sources du quotidien rappellent que «la gestion de l’Administration de la défense nationale a été confiée à la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, par le dahir n° 1-26-92». Ce texte lui délègue les compétences relatives à la gestion de l’Administration de la défense nationale, sous l’autorité du roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’état-major général des Forces armées royales.
Selon ce même texte, elle pourrait la signature ou le visa de certaines décisions au ministre délégué auprès de la cheffe du gouvernement chargé de l’Administration de la défense nationale, Abdeltif Loudyi, ainsi qu’aux hauts fonctionnaires de cette administration.
Les mêmes sources ajoutent que la cheffe du gouvernement a récupéré la gestion du Fonds de développement territorial intégré (FDTI), doté de plusieurs milliards de dirhams.



