L’un des signaux les plus forts de cette reconnaissance remonte à la préparation des Jeux olympiques de Paris 2024. À cette occasion, Gérald Darmanin, alors ministre français de l’Intérieur, avait déclaré publiquement que «sans les services de renseignement marocains, la France serait davantage touchée par le terrorisme», rappelle Western Standard. Une affirmation lourde de sens, formulée avant même le début de l’événement, et qui souligne le rôle stratégique du Maroc dans l’architecture sécuritaire internationale.
Cette reconnaissance ne se limite pas à l’Europe. Du côté américain, les signaux se multiplient également. Une délégation du FBI s’est rendue au Maroc en janvier dernier pour examiner les préparatifs de la CAN, dans le cadre d’un partenariat élargi en matière de coopération sécuritaire, selon le même média. Dans la foulée, les autorités américaines ont salué l’intégration du Maroc à un groupe de travail de la Maison-Blanche dédié à la sécurité du Mondial 2026.
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Cette intégration dans les mécanismes de préparation du tournoi nord-américain illustre une évolution majeure. La sécurité des grands événements sportifs ne se conçoit plus à l’échelle nationale, mais dans une logique de réseau international.
Le Maroc s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Déjà, lors de la Coupe du monde de la FIFA 2022, le Royaume avait coopéré étroitement avec le Qatar, notamment à travers un accord de partage de renseignements. Des informations relayées par Western Standard indiquaient également une contribution marocaine en matière de cybersécurité et d’analyse des menaces.
Ce qui distingue particulièrement l’approche marocaine, c’est sa capacité à intervenir en amont. Contrairement à des dispositifs purement réactifs, les partenariats sécuritaires impliquant le Maroc reposent sur une logique d’anticipation et de prévention.
Les États-Unis, le Canada et leurs partenaires semblent désormais intégrer cette dimension dans leurs préparatifs pour 2026. L’enjeu n’est plus seulement de sécuriser les stades ou de gérer les flux de supporters, mais de bâtir un système capable de résister à des menaces hybrides: terrorisme, cyberattaques, désinformation ou encore perturbations transfrontalières, comme le souligne Western Standard.
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Dans ce contexte, la place du Maroc pourrait encore se renforcer à mesure que l’échéance approche. Sa participation à des groupes de travail internationaux, aux côtés de puissances comme les États-Unis, témoigne d’un changement d’échelle.
Plus qu’un simple partenaire, le Royaume s’impose progressivement comme un maillon structurant de la sécurité des grands événements mondiaux. Une évolution qui reflète à la fois la montée en puissance de ses capacités sécuritaires et la confiance croissante que lui accordent ses alliés.
À l’approche du Mondial 2026, une certitude se dessine. La réussite de cet événement ne dépendra pas uniquement des pays hôtes. Elle reposera aussi sur la solidité des coopérations internationales. Et dans ce dispositif, le Maroc semble désormais appelé à jouer un rôle de premier plan.




