Le Royaume du Maroc, terre d’Histoire et d’avenir pour la diplomatie américaine

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Revue de presseDeux siècles après avoir reçu en cadeau la plus ancienne représentation diplomatique des États-Unis, le Royaume du Maroc accueille aujourd’hui leur tout nouveau consulat général à Casablanca. Une dualité historique qui illustre la profondeur des relations entre Rabat et Washington, mêlant patrimoine et innovation. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 05/05/2026 à 18h35

Le Royaume du Maroc abrite désormais à la fois le plus ancien et le plus récent des bâtiments diplomatiques des États-Unis dans le monde. Une particularité historique et symbolique mise en lumière par Christopher Landau, sous-secrétaire d’État américain, à l’issue de sa visite au Maroc. Il a souligné la singularité des relations entre les deux pays à travers ces deux édifices emblématiques, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 6 mai.

Dans un message publié lundi sur le réseau social X, Christopher Landau a rappelé que le Royaume du Maroc accueillait la plus ancienne représentation diplomatique américaine au monde, la légation de Tanger, offerte en 1821 par le sultan Moulay Slimane au gouvernement des États-Unis. À l’autre extrémité du spectre, le pays vient d’inaugurer son tout nouveau consulat général à Casablanca, un bâtiment moderne en acier et en verre, situé au cœur du quartier financier dynamique de la métropole.

«C’est un honneur d’avoir assisté à l’inauguration lors de ma dernière visite, aux côtés de mon ami Duke Buchan III, du consul général Marisa Scott et de représentants éminents du gouvernement marocain», a écrit Landau. «Au Maroc, le passé, le présent et l’avenir de la diplomatie américaine se rencontrent.»

La légation de Tanger, cadeau du sultan Moulay Slimane en 1821, marque le début des relations diplomatiques entre les deux nations. Ce bâtiment, premier bien immobilier acquis par les États-Unis à l’étranger et unique monument historique américain hors de leur territoire, a servi de consulat pendant 140 ans, rappelle Al Ahdath Al Maghribia. Situé dans le quartier de la Kasbah, il incarne un pont culturel entre les deux pays. Pendant la période du statut international de Tanger (1923-1956), il a abrité des activités de renseignement durant la Seconde Guerre mondiale avant de devenir, entre 1961 et 1973, le siège du Corps de la Paix et d’une école de langues. Aujourd’hui, il abrite le Centre de recherche marocain de l’Institut américain d’études, un espace culturel, muséal et bibliothécaire dédié aux études arabes.

L’inauguration du nouveau consulat général de Casablanca, en présence du sous-secrétaire d’État américain, de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita et du conseiller royal Fouad Ali El Himma, consacre une relation bilatérale vieille de près de 250 ans, souligne le quotidien. Ce complexe de trois hectares, alliant design américain et traditions marocaines, symbolise l’équilibre entre héritage et modernité. Ses façades ornées, inspirées de l’artisanat local, laissent filtrer la lumière naturelle, créant une atmosphère à la fois apaisante et tournée vers l’avenir.

Le projet, dont le coût dépasse 350 millions de dollars, a généré des emplois et attiré des investissements majeurs dans la région. Il intègre des technologies durables, telles que des panneaux solaires, des systèmes de gestion de l’eau et des aménagements paysagers utilisant des plantes locales, afin d’optimiser les ressources pour les générations futures. À l’intérieur, le bâtiment reflète la richesse des liens entre les deux nations. Une sélection minutieuse d’œuvres d’art marocaines et américaines (peintures, textiles et sculptures) dialogue entre les deux cultures, mettant en exergue leurs valeurs communes et leur diversité. «Chaque pièce raconte une histoire», souligne-t-on, «celle d’une amitié ancienne et d’un partenariat résolument tourné vers l’avenir».

Par La Rédaction
Le 05/05/2026 à 18h35