Gouvernement El Mansouri: la course aux portefeuilles ministériels s’accélère

Fatima Ezzahra El Mansouri.

Revue de presseAlors qu’aucun accord n’a encore été conclu entre la cheffe du gouvernement, Fatima-Ezzahra El Mansouri, et les leaders des partis susceptibles de former la majorité, les ambitions ministérielles s’affichent déjà au grand jour. Dépôts de CV, intercessions, réapparitions opportunes, autopromotion médiatique et campagnes sur les réseaux sociaux : la bataille pour les portefeuilles a bel et bien commencé. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 05/10/2026 à 21h00

Alors qu’aucun accord n’a encore été scellé entre la cheffe du gouvernement, Fatima-Ezzahra El Mansouri, et les leaders des partis politiques susceptibles de former la majorité, la course aux postes ministériels a déjà commencé. «Des dirigeants de premier rang et des membres des conseils nationaux ont déposé leur curriculum vitae auprès des secrétaires généraux de leurs formations. D’autres ont sollicité personnellement les mêmes responsables, par l’entremise d’intermédiaires, comme l’a constaté de visu une source sûre lors d’une visite effectuée dans les sièges des partis», rapporte Assabah dans son édition de ce mardi 6 octobre.

Certaines personnalités ont plaidé avec force pour leur droit à obtenir un portefeuille ministériel. Quelques-unes ont soudainement réapparu dans les sièges des partis après les avoir quittés pendant des années, prétextant des études supérieures à l’étranger. D’autres ont demandé aux dirigeants de premier rang d’écarter les noms de ceux qui ont déjà été ministres et de les remplacer par de nouvelles figures, afin d’insuffler un nouvel élan au prochain gouvernement, ou ont, à défaut, réduit leurs prétentions à des postes de secrétaires d’État.

Des sources indiquent que certaines personnalités ont sollicité les journalistes du pôle audiovisuel public marocain pour participer à des émissions et assurer leur autopromotion, dans l’espoir de décrocher un poste ministériel ou, à tout le moins, un secrétariat d’État, quel que soit le secteur. Cette démarche a suscité l’ire de leurs rivaux, lesquels ont décidé de lancer une campagne de communication sur les réseaux sociaux pour lever le voile sur les dessous de ces pratiques.

«D’autres membres de partis ont ouvert des comptes sur les réseaux sociaux afin de défendre leur droit à obtenir un portefeuille ministériel, avec le soutien de leurs partisans», écrit Assabah. Ils ont également eu recours à des youtubeurs qui se sont «spécialisés» dans les pronostics sur la prochaine majorité et sur les noms des futurs ministres, en fonction de la proximité ou de l’éloignement de certains leaders et dirigeants de premier rang des partis.

En parallèle, des femmes dirigeantes au sein des partis ont demandé de placer la barre très haut. Elles réclament une présence féminine de 50% au gouvernement, plutôt que de voir la majorité d’entre elles nommées ministres déléguées ou secrétaires d’État. Des sources soulignent qu’une course acharnée pour décrocher des portefeuilles ministériels s’est engagée entre les dirigeantes de certaines formations.

Par Hassan Benadad
Le 05/10/2026 à 21h00