Le discours du Trône prononcé mercredi par le roi Mohammed VI fixe, selon l’économiste Zakaria Firano, une feuille de route claire pour la prochaine étape du développement du Royaume. Pour ce professeur d’économie à Rabat, les acquis enregistrés au cours des dernières années doivent désormais être consolidés à travers un nouveau cycle de réformes économiques et sociales.
Dans son allocution à la Nation, le souverain a invité le prochain gouvernement, issu des élections législatives du 23 septembre 2026, à engager «un nouveau cycle de développement socio-économique afin de consolider les acquis du Royaume et d’accélérer la mise en œuvre des grands chantiers de réforme».
Pour Zakaria Firano, cette orientation s’inscrit dans la continuité d’une stratégie de long terme. «Sa Majesté a rappelé que les réalisations accomplies jusqu’à présent ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail stratégique ayant permis de poser les fondements des politiques publiques», explique-t-il.
L’universitaire estime que cette démarche a permis au Maroc d’enregistrer des avancées significatives dans les domaines économique, industriel, social et diplomatique. Elle a également contribué, selon lui, à faire du Royaume «une puissance régionale majeure et un acteur incontournable sur les plans économique et géopolitique».
À ses yeux, l’enjeu consiste désormais à franchir une nouvelle étape en consolidant les acquis accumulés au cours des vingt-sept dernières années. Il s’agit de préserver les transformations engagées tout en poursuivant les réformes qui ont permis au Maroc de se positionner parmi les pays les plus performants dans plusieurs secteurs industriels, notamment l’automobile, l’aéronautique et les énergies renouvelables.
Zakaria Firano relève également l’accent mis par le souverain sur l’accélération de la mise en œuvre «des grands plans et des stratégies globales, mais avec un souffle nouveau». Selon lui, cette nouvelle dynamique repose sur une approche intégrant pleinement les dimensions territoriale, régionale, humaine et sociale du développement.
L’économiste insiste particulièrement sur la dimension territoriale évoquée dans le discours royal. Si le Maroc a atteint un taux de croissance de 4,9%, rappelle-t-il en se référant aux propos du souverain, cette création de richesse doit désormais bénéficier de manière plus équilibrée à l’ensemble des territoires. «Cette richesse doit être répartie plus équitablement afin de garantir la justice sociale et la justice spatiale», souligne-t-il.
En conclusion, Zakaria Firano considère que le discours du Trône marque une nouvelle étape dans la trajectoire de développement du Royaume. Les progrès réalisés constituent, selon lui, «une première étape». L’objectif est désormais de poursuivre cette dynamique afin de faire du Maroc «une véritable économie émergente».




