Revenant sur le discours du Trône prononcé mercredi par le roi Mohammed VI, le politologue, chercheur en droit public et universitaire marocain, Mohamed Bouden, estime que le Royaume est appelé à ouvrir une nouvelle phase de son développement. Selon lui, le prochain gouvernement devra accélérer la cadence des réformes afin de consolider les acquis, stimuler la croissance et réduire les disparités territoriales.
«Le souverain a clairement invité le futur gouvernement, issu des élections législatives de septembre 2026, à franchir une nouvelle étape du développement national, en s’appuyant sur les acquis réalisés tout en comblant les insuffisances et les déséquilibres persistants», a déclaré Mohamed Bouden.
Pour Mohamed Bouden, également président du Centre Atlas d’analyse des indicateurs politiques et institutionnels, le discours royal trace les grandes orientations qui devront guider l’action du prochain exécutif. Celui-ci est appelé à inscrire son action dans la continuité des politiques publiques engagées, tout en insufflant une nouvelle dynamique au processus de développement.
Selon Mohamed Bouden, cette vision repose sur le renforcement des moteurs de croissance et sur leur traduction concrète au service de l’intérêt national et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens.
«Le prochain gouvernement devra accélérer les indicateurs de croissance, actualiser le modèle de développement dans toutes ses dimensions et poursuivre la dynamique des réformes déjà engagées», souligne-t-il.
Pour l’universitaire, le Royaume doit désormais «passer à la vitesse supérieure» afin que les fruits du développement profitent à l’ensemble des territoires et à tous les Marocains. «L’objectif est que personne ne soit laissé de côté. La prochaine étape doit être celle d’une accélération de la dynamique de développement dans tous les domaines, avec un accent particulier sur la consolidation des grandes réformes et la valorisation des acquis», résume-t-il.
Mohamed Bouden estime également que toute démarche d’autocritique doit s’inscrire dans une logique d’amélioration des politiques publiques et d’accélération des leviers de croissance. «Il ne s’agit pas de remettre en cause ce qui a été accompli, mais d’identifier les marges de progression afin de renforcer l’efficacité de l’action publique», explique-t-il.
À ses yeux, les priorités qui devront structurer les programmes des partis politiques sont d’ores et déjà clairement identifiées. «Les besoins sont connus, tout comme les réalisations et les acquis sur lesquels il convient de capitaliser», affirme-t-il.
Le politologue met également en avant les atouts dont dispose le Royaume, notamment sa stabilité politique et son leadership régional. Il cite parmi les grands chantiers structurants le port Nador West Med ainsi que le port Dakhla Atlantique, qu’il considère comme des projets appelés à renforcer le positionnement économique et géostratégique du Maroc.
«Le Maroc poursuivra sa trajectoire avec confiance, en consolidant sa crédibilité sur la scène internationale conformément aux orientations tracées par le roi Mohammed VI», conclut Mohamed Bouden.




