Le discours prononcé mercredi 29 juillet par le roi Mohammed VI, à l’occasion du 27ᵉ anniversaire de son accession au Trône, est bien plus qu’une présentation d’un bilan largement positif. Loin de préconiser une rupture avec le processus de développement actuel, il appelle à une réorganisation des priorités au service de la prochaine étape de développement. Selon une lecture du contenu du discours royal, faite par Al Ahdath Al Maghribia dans son numéro spécial du vendredi 31 juillet, cette prochaine étape ne reposera pas seulement sur le lancement de nouveaux grands chantiers, mais capitalisera surtout sur les acquis du Maroc sur les plans institutionnel et économique afin de renforcer les capacités du pays à faire face aux changements à l’échelle internationale.
Évoquant ces acquis solides, le Souverain a déclaré: «le résultat de notre action ne tient pas du hasard: il est bel et bien la conséquence d’une vision stratégique claire et d’une doctrine de pouvoir dont les maîtres-mots sont la prise d’initiative, le suivi rigoureux, l’autocritique constructive et la réelle volonté d’aborder l’avenir avec détermination et positivité». Ces acquis, le Roi en partage la réalisation avec son peuple.
Ce discours est perçu par Al Ahdath comme un appel à la mobilisation autour des objectifs de la prochaine étape, en tirant parti de l’environnement favorable qui a toujours prévalu au Maroc, au premier rang duquel figure sa stabilité. «Aujourd’hui, la stabilité est la variable-clé dans l’équation du développement au Maroc. Elle est aussi le capital stratégique qui fait la fierté du pays», a déclaré le Roi.
Le Souverain a ainsi rappelé les indicateurs économiques, tous au vert, notamment un taux de croissance de 4,9% en 2025, qui devrait être amélioré en 2026 ou maintenu au même niveau. À cela s’ajoutent une année agricole exceptionnelle, ayant permis de renforcer la sécurité hydrique et alimentaire, ainsi que l’amélioration notable des secteurs du tourisme, de l’industrie et de l’investissement.
Le Roi a également rappelé le développement remarquable des industries de l’automobile, où le Maroc est devenu le premier exportateur africain de véhicules, ainsi que de l’aéronautique, avec notamment la construction de moteurs d’avions. L’insistance du Roi sur ces industries n’est pas fortuite, car, au regard des emplois qu’elles génèrent et des recettes d’exportation qu’elles procurent, désormais supérieures à celles du phosphate, elles constituent les principaux moteurs et les fondements de l’avenir du Maroc et de son développement.




