Bâti «menaçant ruine»: des retards dans les démolitions

Démolitions dans l'ancienne médina de Casablanca. (K.Sebbar/Le360)

Revue de presseLes autorités régionales et provinciales de plusieurs régions constatent un retard flagrant sans l’exécution des décisions ordonnant la démolition de certains bâtiments menaçant de s’effondrer. Des explications sur ces retards ont été exigées des agents d’autorité, qui les ont justifiées par des raisons socio-économiques. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 04/08/2026 à 19h18

Malgré des décisions administratives en bonne et due forme ordonnant aux habitants d’évacuer les maisons ou les immeubles menaçant de s’effondrer et promis à la démolition, l’exécution de ces décisions tarde à se concrétiser alors qu’elles avaient pourtant été prises sur la base d’expertises attestant que ces vieilles bâtisses représentaient un danger public permanent et menaçaient directement la sécurité des personnes qui y résident..

Devant l’urgence, les walis et gouverneurs de différentes régions et provinces viennent d’exiger des réponses aux agents d’autorité sur les raisons à l’origine du retard des ordres d’évacuation et de démolition programmée des immeubles et habitats menaçant ruine, signale Al Ahdath El Maghribia de ce mercredi 5 août.

Le quotidien ajoute que «les autorités régionales et provinciales de Casablanca-Settat, de Rabat-salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Fès-Meknès ont donné, depuis janvier dernier, des instructions aux présidents de communes en vue de mettre à exécution les ordres d’évacuation et de démolition des immeubles menaçant ruine», dans les régions préalablement citées.

Les immeubles répertoriés ont été placés sur la liste des démolitions, sur la base de rapports émis par des bureaux d’études et des laboratoires techniques».

Cependant, nombre d’agents d’autorité chargés de mettre en œuvre les ordres de démolition ont déclaré rencontrer des problèmes sur le terrain, en particulier à cause du refus des habitants d’évacuer leur domicile, leur principale résidence. Pour leur part, les tenanciers de commerces résistent à toute évacuation, celle-ci équivalant pour eux à la ruine.

Pour ces raisons sociales, mais aussi pour être en conformité avec la législation, les autorités ont exigé des récalcitrants la signature de documents dans lesquels ils reconnaissent leur responsabilité quant aux conséquences de leur refus d’évacuer les immeubles menaçant ruine, dont les dangers ont été techniquement attestés. Ce fait signifie-t-il que les autorités se retrouvent désarmées devant le refus d’évacuer les immeubles concernés par un ordre de démolition? Seule une politique concertée de relogement peut mettre fin à cette problématique.

Par La Rédaction
Le 04/08/2026 à 19h18