Les projecteurs se braquent désormais sur la circonscription d’Anfa, à Casablanca, devenue un véritable circuit où s’affrontent les partis en quête de positionnement au Parlement. Les investitures ont dessiné une cartographie concurrentielle où dominent, pour une large part, les visages déjà élus, en dépit de leurs migrations partisanes. Ainsi, Abdessamad Haiker mène la liste du PJD, Mohamed Chabak celle du RNI, Najwa Koukouss, celle du PAM et Mohamed Benmoussa, celle du PPS, tandis que d’autres formations ont choisi de porter des femmes en tête de liste: Nabila Mounib pour l’Alliance de la gauche, Latifa Cherif pour l’USFP, et Kenza Chraibi pour l’UC.
Cette circonscription promet d’être le théâtre d’une lutte où se mêlent poids politique et expansion électorale, plaçant les dirigeants devant l’exigence de mobiliser les voix et de trancher les sièges parlementaires, rapporte Al Akhbar de ce mercredi, 16 septembre. À rappeler que les résultats du scrutin de 2021 dans la circonscription d’Anfa avaient abouti à la répartition des quatre sièges entre Mohamed Chabak (RNI), Ahmed Berkani (Istiqlal), Said Naciri (PAM) et Abdessamad Haiker (PJD).
Les têtes de liste misent sur des dossiers d’envergure afin de convaincre l’électorat: l’entretien et la réhabilitation des quartiers de l’ancienne Médina, la lutte contre la pression de la circulation et de la mobilité, l’aménagement de parkings, mais aussi l’amélioration des services de santé dans le complexe hospitalier et les centres de la région, sans oublier une gestion rigoureuse du secteur de l’hygiène et la mise à disposition de plateformes culturelles et sportives pour la jeunesse, écrit Al Akhbar. Le RNI, le PAM et l’Istiqlal entendent, quant à eux, confirmer leur présence parlementaire dans la circonscription et préserver la suprématie politique acquise lors des élections législatives de 2021.




