Après l’arrestation d’un cinquième fugitif suédois au Maroc, Stockholm vante sa coopération avec la DGSN

La commissaire nationale de la police suédoise, Petra Lundh, et le directeur général de la sûreté nationale et de la surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi.

La DGSN a arrêté à Agadir un ressortissant suédois condamné dans son pays pour avoir tenté de recruter des personnes afin de commettre des meurtres. L’opération a été saluée, ce mercredi 14 octobre, par la commissaire nationale de la police suédoise, Petra Lundh, dans une story publiée sur son compte Instagram.

Le 14/10/2026 à 14h51

«Un Suédois a été arrêté au Maroc. Il est condamné pour avoir tenté de recruter des personnes pour commettre des meurtres», peut-on lire sur une story Instagram de Petra Lundh. La commissaire nationale de la police suédoise précise qu’il s’agit du «cinquième Suédois recherché à être arrêté au Maroc au cours du dernier mois». Adressant ses remerciements à la police marocaine «pour la bonne coopération», elle a souligné qu’«ensemble, nous veillons à ce que les criminels graves ne puissent pas échapper à la justice».

Ce n’est pas la première fois que la cheffe de la police suédoise exprime sa reconnaissance à Rabat. Le 17 septembre, elle avait salué l’interpellation au Maroc d’un autre ressortissant suédois, recherché par Interpol pour son implication présumée dans plusieurs affaires de criminalité violente.

Elle avait alors mis en avant l’efficacité des échanges avec la Direction générale de la sûreté nationale et évoqué des contacts étroits et réguliers avec Abdellatif Hammouchi. Selon elle, le partage d’informations entre services permet de limiter les possibilités des personnes recherchées de se soustraire à la justice en franchissant les frontières.

Le 4 septembre, la police suédoise avait annoncé dans un communiqué l’extradition par le Maroc de deux Suédois, âgés de 28 et 42 ans, soupçonnés d’être impliqués dans d’importants réseaux de trafic de stupéfiants. Le premier est présenté comme le chef d’un réseau qui approvisionnait les principaux groupes criminels de Suède et des pays nordiques. Il avait été arrêté le 30 mars à l’aéroport de Tanger, sous le coup d’une notice rouge d’Interpol. Le second aurait joué un rôle déterminant dans l’acheminement de grandes quantités de cannabis vers la Suède entre 2020 et 2021.

«En peu de temps, nous avons assisté à plusieurs extraditions de dangereux criminels suédois du Maroc», déclarait alors Jonas Hemmar, chef adjoint de l’unité internationale du Département des opérations nationales. Il tenait à «exprimer notre reconnaissance pour la coopération professionnelle et constructive avec la police marocaine».

Le communiqué faisait aussi état de deux autres arrestations récentes au Maroc. L’une visait un homme lié à un réseau criminel de l’ouest de la Suède, recherché pour des infractions graves en matière de stupéfiants et d’armes. L’autre concernait un homme de 28 ans qui s’était soustrait à l’exécution d’une peine de prison pour agression aggravée sur une femme et menaces illégales aggravées.

Ces opérations s’inscrivent dans l’accord de coopération signé en avril à Stockholm par Abdellatif Hammouchi, directeur général de la sûreté nationale et de la surveillance du territoire, et Petra Lundh. Le texte fixe trois priorités. Il s’agit de la lutte contre les acteurs criminels opérant au Maroc ou depuis le Royaume, de la lutte contre la collaboration entre criminels des deux pays, et de la lutte contre la criminalité organisée transfrontalière et la cybercriminalité relevant du «crime en tant que service».

Par La Rédaction
Le 14/10/2026 à 14h51