Le Maroc figure parmi les principaux bénéficiaires mondiaux des capitaux privés mobilisés grâce aux interventions publiques de développement. Selon le rapport 2026 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à égalité de montant avec la Serbie, qui le devance d’un rang. Selon le rapport 2026, le Royaume a attiré en moyenne 1,5 milliard de dollars par an entre 2021 et 2024, s’installant à la troisième place en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte.
Le Maroc figure parmi les principaux bénéficiaires mondiaux des capitaux privés mobilisés grâce aux interventions publiques de développement. Selon le rapport 2026 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Royaume a attiré en moyenne 1,5 milliard de dollars par an entre 2021 et 2024, soit près de 6 milliards de dollars sur l’ensemble de la période.
Dans le classement visuel de l’OCDE, le Royaume apparaît en onzième position avec un montant strictement identique à celui de la Serbie, s’affirmant ainsi parmi les principaux bénéficiaires mondiaux de capitaux privés mobilisés par la finance publique de développement.
À l’échelle africaine, le Maroc occupe la troisième place, derrière l’Afrique du Sud, qui a attiré en moyenne 1,7 milliard de dollars par an, et l’Égypte, avec 1,6 milliard de dollars. Le Royaume devance ainsi l’Éthiopie (1,2 milliard), le Kenya (800 millions) et le Nigeria (700 millions).
Des mécanismes publics pour attirer les financements privés
Les montants recensés par l’OCDE correspondent aux ressources privées mobilisées grâce à différents instruments publics de développement. Ces mécanismes comprennent notamment les garanties, les investissements directs, les prêts syndiqués, les participations dans des véhicules collectifs de placement ou encore les lignes de crédit.
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Ces outils permettent de limiter les risques pour les investisseurs et d’encourager la participation du secteur privé dans le financement de projets économiques et d’infrastructures dans les pays bénéficiaires.
Au niveau mondial, le Brésil arrive en tête du classement avec 6,5 milliards de dollars attirés annuellement entre 2021 et 2024. Il est suivi par l’Inde (5,7 milliards), la Turquie (3,2 milliards), le Mexique (2,1 milliards) et la Colombie (2 milliards).
L’Équateur et l’Afrique du Sud affichent chacun 1,7 milliard de dollars par an, tandis que l’Égypte et le Pérou enregistrent 1,6 milliard. La Serbie et le Maroc complètent le groupe des pays ayant mobilisé 1,5 milliard de dollars annuellement.
L’Afrique concentre 30% des capitaux mobilisés
Le rapport de l’OCDE met également en avant la place du continent africain dans cette dynamique. Entre 2021 et 2024, l’Afrique a reçu en moyenne 19,7 milliards de dollars par an, soit 30% du total des capitaux privés attirés grâce aux interventions publiques de développement.
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L’Amérique latine et les Caraïbes arrivent en deuxième position avec 18 milliards de dollars annuels, représentant 28% des montants mobilisés, devant l’Asie avec 16,5 milliards de dollars, soit 25%. L’Europe représente 11% des sommes, tandis que l’Océanie ne concentre que 0,1%.
En Afrique, les garanties constituent le principal instrument de mobilisation des capitaux privés, avec 31% des apports. Elles sont suivies par les investissements directs dans des entreprises ou des véhicules spécialisés (24%), les prêts syndiqués (14%), les participations dans des véhicules collectifs de placement (14%), les lignes de crédit (12%) et les cofinancements simples (5%).
Plus de 600 milliards de dollars mobilisés depuis 2012
Sur l’ensemble de la période 2012-2024, les interventions publiques de développement ont permis d’attirer plus de 600 milliards de dollars de ressources privées.
Aux prix constants de 2023, les montants annuels sont passés de 17 milliards de dollars en 2012 à 75 milliards de dollars en 2024. Après avoir atteint 66 milliards en 2022 puis 70 milliards en 2023, les capitaux mobilisés ont enregistré un nouveau record en 2024.
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Entre 2021 et 2024, les garanties et les investissements directs ont représenté chacun 25% des apports annuels moyens. Les prêts syndiqués ont compté pour 20%, les participations dans des véhicules collectifs pour 15%, les lignes de crédit pour 9% et les cofinancements simples pour 7%.
Les infrastructures captent près de 70% des financements
Les infrastructures et les services économiques concentrent près de 70% des capitaux privés mobilisés entre 2021 et 2024.
Les services bancaires et les activités d’entreprise arrivent en tête avec 41,8% des financements, suivis par l’industrie, les mines et la construction (14,1%), l’énergie (13,7%), les transports et l’entreposage (9,4%) ainsi que les communications (5,3%).
Les secteurs de l’agriculture, de la santé, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement et de l’éducation ont également bénéficié de ces financements, mais dans des proportions plus limitées.
Les projets climatiques attirent 26,2 milliards de dollars par an
L’OCDE souligne également la progression des financements liés au climat. Ces projets ont attiré 26,2 milliards de dollars par an en moyenne entre 2021 et 2024, soit environ 40% du total des capitaux privés mobilisés.
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Près de 70% de ces financements ont été consacrés à la réduction des émissions, 22% à des projets combinant atténuation et adaptation, tandis que 8% concernaient exclusivement l’adaptation au changement climatique.
L’Amérique latine et les Caraïbes arrivent en tête des bénéficiaires des financements climatiques avec 9,2 milliards de dollars par an, devant l’Asie (6,4 milliards) et l’Afrique (5,9 milliards).
Le rôle majeur des banques multilatérales
Les banques multilatérales de développement ont assuré 71% des capitaux privés mobilisés entre 2021 et 2024. Les autres institutions multilatérales représentent 5% des montants, tandis que les organismes bilatéraux contribuent à hauteur de 24%.
La Société financière internationale (SFI) arrive en tête des institutions multilatérales avec 20,62 milliards de dollars mobilisés annuellement, soit 41% des montants attribués à cette catégorie.
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Elle est suivie par les institutions de l’Union européenne (7,20 milliards), la MIGA (5,64 milliards), BID Invest (4,14 milliards), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (2,98 milliards) et la Banque africaine de développement (1,97 milliard).
Du côté des contributeurs bilatéraux, les États-Unis occupent la première place avec 6,52 milliards de dollars par an, devant le Royaume-Uni (2,13 milliards), la France (2,06 milliards), l’Allemagne (1,33 milliard) et le Japon (1,02 milliard).
À travers ces résultats, l’OCDE met en évidence le rôle croissant des mécanismes publics de développement dans la mobilisation des financements privés, notamment pour soutenir les investissements dans les infrastructures, l’énergie, le climat et les secteurs économiques stratégiques.




