Maroc-France: une nouvelle ère du co-investissement stratégique s’ouvre à Paris

Les drapeaux du Maroc et de la France.

Revue de presseÀ la veille de la Journée économique bilatérale du 1er juillet 2026, Paris et Rabat réinventent leur partenariat économique autour de secteurs d’avenir tels que l’énergie verte, l’Agritech et les matériaux critiques. Fort de sa stabilité macroéconomique et de son rôle de hub vers le continent africain, le Royaume s’impose plus que jamais comme un allié industriel et logistique de premier plan pour les entreprises françaises face aux bouleversements géopolitiques mondiaux. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien L’Economiste.

Le 25/06/2026 à 19h27

À la veille de la Journée économique France-Maroc, qui se tiendra le 1er juillet 2026 à Paris, Paris et Rabat s’apprêtent à donner une impulsion concrète à leur partenariat d’exception renforcé. Organisé à la Chambre de commerce et d’industrie Paris Île-de-France, cet événement réunira près de 300 dirigeants, investisseurs et décideurs publics afin de structurer de nouvelles passerelles d’affaires.

Dans un contexte mondial marqué par la réorganisation des chaînes de valeur, le Royaume s’impose comme un pôle de stabilité et de croissance en Afrique du Nord. «Sa résilience macroéconomique, confirmée par l’African Trade Report 2026 d’Afreximbank, ainsi que sa position de carrefour entre l’Europe et l’Afrique, renforcent l’attrait du marché marocain auprès des capitaux français», écrit le quotidien L’Economiste dans son édition du vendredi 26 juin.

Cette nouvelle ère de coopération dépasse le cadre des échanges commerciaux traditionnels pour cibler la co-innovation et la souveraineté industrielle. Lors de récentes rencontres de travail entre les délégations du Medef International et de la CGEM, les deux parties ont placé la transition énergétique et l’économie bas-carbone au cœur de leurs priorités.

Des opérateurs de premier plan ont présenté les grands chantiers de décarbonation industrielle du Royaume, ouvrant la voie à des co-investissements stratégiques dans l’hydrogène vert, les infrastructures énergétiques et les matériaux critiques. Ces initiatives visent notamment à sécuriser les approvisionnements en matières premières essentielles à la transition écologique européenne.

Le secteur agricole et agroalimentaire, pilier historique des relations bilatérales, s’inscrit également dans cette dynamique de modernisation face au défi climatique. Les discussions menées entre le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, et les représentants du Medef International ont mis en évidence une volonté partagée d’accélérer l’adoption des technologies de l’Agritech, telles que l’intelligence artificielle et les drones de surveillance.

«L’accent est désormais mis sur des projets associant l’énergie verte à l’irrigation, au dessalement de l’eau de mer, ainsi qu’au développement de cultures résilientes et d’infrastructures logistiques écologiques afin d’aborder ensemble les marchés régionaux», note L’Economiste.

Enfin, l’affirmation du Maroc en tant que hub logistique et financier continental constitue un levier majeur pour les entreprises françaises désireuses de se projeter vers la Zone de libre-échange continentale africaine. Les exportations intra-africaines du Royaume ont progressé de plus de 20% pour atteindre 6,17 milliards de dollars, une dynamique favorisée par son intégration au Système panafricain de paiement et de règlement, qui simplifie les transactions transfrontalières.

Par ailleurs, face aux tensions géopolitiques qui perturbent les corridors maritimes traditionnels, les infrastructures portuaires marocaines s’imposent comme des alternatives fiables et stratégiques pour sécuriser les flux de marchandises à l’échelle internationale.

Par La Rédaction
Le 25/06/2026 à 19h27