Immobilier à Fnideq: des MRE saisissent le médiateur du Royaume

La ville de Fnideq

La ville de Fnideq . DR

Revue de presseDes Marocains résidant à l’étranger, copropriétaires de résidences à Fnideq, multiplient les plaintes contre les détériorations constatées dans leurs habitations. Ils ont saisi le pacha et le gouverneur, mais en vain. Ils ont également saisi le médiateur du Royaume à la suite de l’ouverture, sans leur consentement, d’une station de lavage automobile dans une annexe de leurs résidences. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 03/08/2026 à 20h40

Ces deux derniers jours, certainement à la faveur du retour des MRE au bled, de nouvelles plaintes ont afflué sur le bureau du pacha de Fnideq. Ces plaintes, émises par de nombreux MRE, ont été précédées d’une plainte écrite adressée au gouverneur de M’diq.

Selon le quotidien Al Akhbar, dans son édition du mardi 4 août, l’objet de ces multiples plaintes porte sur de nouvelles constructions immobilières ayant entraîné d’importantes détériorations dans les résidences acquises localement par les MRE.

Ainsi, le creusement d’un chantier destiné à la construction d’un nouvel immeuble a engendré d’importantes fissures dans l’un des immeubles voisins, propriété de MRE. Ces derniers auraient déjà obtenu la promesse que les travaux du chantier seraient arrêtés, en attendant qu’une commission de contrôle se rende sur place afin de constater les faits et de déterminer les mesures à prendre pour veiller à la sécurité des habitants et de leurs biens. Or, cette commission n’a, jusqu’à ce jour, effectué aucune visite de terrain. De même, le pacha les a informés que le chantier de l’immeuble en construction avait été arrêté. Pourtant, les plaignants affirment que les travaux s’y poursuivent toujours, comme si de rien n’était.

Mais les MRE de Fnideq ne sont pas au bout de leurs peines.

En plus de leurs plaintes restées sans suite auprès des autorités compétentes de Fnideq et de M’diq, ils ont également saisi le médiateur du Royaume au sujet d’une autorisation individuelle accordée par l’ancien président du Conseil communal de Fnideq au gérant d’une station de lavage automobile, installée dans le même immeuble que leurs résidences, dans le quartier Ceramica.

Or, ces derniers assurent n’avoir jamais donné leur accord à l’ouverture de cette station de lavage qui, par ailleurs, n’a jamais fait l’objet d’une enquête « commodo et incommodo » afin d’évaluer les nuisances éventuelles pour le voisinage.

Les plaignants disent attendre une réponse claire concernant cette station, dont l’ouverture, selon eux, viole le droit de copropriété. Ces doléances des MRE, qui remontent à 2020, tardent à trouver une solution, malgré les courriers adressés au pacha, au gouverneur et même au ministère de l’Intérieur. La saisine du médiateur du Royaume mettra-t-elle fin au calvaire de ces MRE?

Par La Rédaction
Le 03/08/2026 à 20h40