À la veille des élections législatives de septembre prochain, des voix s’élèvent de plus en plus au sein des différents partis politiques pour dénoncer ce qu’elles qualifient de «népotisme partisan», d’«héritage politique» et de «favoritisme clanique».
«Au sein de l’actuelle majorité parlementaire comme dans l’opposition, des partis politiques de gauche, de droite et du centre sont mis sur la sellette par leurs militants et leurs adhérents», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du mardi 4 août.
«Ces voix accusent les dirigeants des partis politiques de saper la démocratie interne et d’écarter les notions de mérite, de compétence et d’expérience», résument les sources du quotidien. Le principal critère retenu dans la gestion des accréditations pour les prochaines législatives reposerait sur le favoritisme familial, la cooptation des proches et les échanges d’intérêts, font remarquer les mêmes sources.
Il ne s’agirait plus de cas isolés, constatent ces dernières, mais de pratiques qui se généralisent de plus en plus au sein des différentes formations politiques.
Les voix partisanes qui sont montées au créneau pour dénoncer le favoritisme et le recyclage des mêmes figures parlementaires appellent «à insuffler un sang nouveau capable de redynamiser la vie partisane afin de répondre aux attentes des citoyens», écrit le quotidien. L’appel porte également sur l’ouverture d’enquêtes internes concernant la gestion de certaines accréditations pour les prochaines législatives.
Dans ce sillage, indiquent les mêmes sources, la question de certaines accréditations a failli provoquer des conflits entre tribus, comme ce fut le cas au sein du parti de l’Istiqlal dans la circonscription électorale locale de Settat. «Des notables de la tribu des Mzab, dans la région de Ben Ahmed, ont interpellé le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, afin qu’il prenne en compte la représentativité de leur tribu au Parlement». Les appels se multiplient au sein des différentes formations politiques afin de revoir les critères d’octroi des accréditations pour les prochaines législatives.




