Devant la Chambre des représentants, lors de la séance hebdomadaire des questions orales de ce 15 juin 2026, Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, a mis en avant les progrès réalisés en matière de traitement et de réutilisation des eaux usées, un chantier devenu incontournable pour les secteurs industriels.
«Nous sommes passés de 28 stations de traitement des eaux à plus de 280 aujourd’hui», a déclaré le ministre. Ces infrastructures permettent actuellement de traiter près de 58 millions de mètres cubes d’eau, un volume appelé à atteindre 100 millions de mètres cubes dans les prochaines années, selon lui.
Le ministre a également assuré que les nouvelles unités industrielles sont désormais conçues selon des critères plus exigeants en matière d’efficacité hydrique. «Il n’y a plus aujourd’hui d’investissement industriel qui ne soit pas pensé avec une logique d’optimisation de la consommation d’eau», a-t-il affirmé.
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Ryad Mezzour a, par ailleurs, évoqué l’accompagnement des secteurs réputés pour leur forte consommation d’eau ou leur impact sur l’environnement. «Nous travaillons notamment avec les filières du cuir et de l’olive afin de renforcer leurs capacités et de réduire la pollution des ressources hydriques», a expliqué le responsable gouvernemental.
Prenant la parole après cette intervention, le député Abdelouahed Chafiki, représentant du RNI, a rappelé que la question de l’eau constitue désormais un enjeu stratégique pour le Maroc. Il a salué les efforts entrepris par le gouvernement pour renforcer la sécurité hydrique du Royaume, notamment à travers les projets de dessalement de l’eau de mer et les programmes liés aux infrastructures hydrauliques.
Le parlementaire a toutefois insisté sur la nécessité d’accélérer la généralisation du recyclage de l’eau au sein des zones industrielles. «Il faut réfléchir à des solutions collectives de traitement et de réutilisation des eaux, mais aussi accompagner financièrement les industriels pour qu’ils puissent investir dans ces équipements», a-t-il souligné.
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Répondant à ces préoccupations, Ryad Mezzour a confirmé que le soutien public aux projets de traitement des eaux usées industrielles se poursuivra. Selon lui, les dispositifs d’accompagnement seront adaptés aux réalités de chaque secteur et à la capacité d’investissement des entreprises.
Le ministre a surtout dévoilé un objectif ambitieux pour les prochaines années. «À l’horizon 2030, nous voulons parvenir à zéro utilisation d’eau potable dans le secteur chimique», a-t-il affirmé. Les besoins en eau devront alors être couverts par le dessalement ou par la réutilisation des eaux traitées. Pour les entreprises qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour installer leurs propres stations de traitement, des solutions mutualisées seront développées avec l’appui de l’État.




