Le ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a indiqué mardi, devant la Chambre des conseillers, que les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont atteint un volume de 56 milliards de dirhams en 2025.
Intervenant lors de la séance des questions orales, le responsable gouvernemental a précisé que ce niveau marque une progression significative par rapport à 2021, où les flux d’IDE s’établissaient autour de 32 milliards de dirhams, soit une hausse de près de 73%. Une performance qu’il attribue au renforcement de l’attractivité du Royaume et à la consolidation de l’écosystème national de l’investissement. «Cela reflète la confiance des investisseurs internationaux dans le climat des affaires au Maroc», a-t-il souligné, mettant en avant l’orientation des flux vers des secteurs à forte valeur ajoutée, notamment l’aéronautique et les énergies renouvelables.
Selon le ministre, le Maroc s’est ainsi hissé au deuxième rang en Afrique et dans le monde arabe en matière d’attractivité des IDE, citant à cet égard des évaluations issues de rapports internationaux. Il a par ailleurs affirmé que l’action gouvernementale vise à poursuivre cette dynamique en 2026, à travers le renforcement des volumes d’investissement et l’amélioration continue de l’environnement des affaires.
Du côté des acteurs économiques, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a salué ces performances. Son conseiller parlementaire, Mohamed Amouri, a rappelé que la loi de finances 2026 prévoit une enveloppe de 380 milliards de dirhams dédiée à l’investissement public, qualifiée de «niveau record». Il a également mis en avant les dispositifs d’incitation déployés par l’État, qui ont permis de mobiliser près de 513 milliards de dirhams d’investissements, couvrant aussi bien les grandes entreprises que les TPME.
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Dans ce cadre, la CGEM appelle à une accélération du décaissement des primes à l’investissement, afin de consolider la confiance entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics, et de garantir une exécution plus rapide des projets à fort impact en matière de création de valeur et d’emplois.
Même tonalité du côté du groupe du Rassemblement national des indépendants à la Chambre des conseillers. Son président, Mohamed El Bakkouri, a mis en avant les fondamentaux du Royaume (stabilité institutionnelle, sécurité juridique et cadre incitatif) comme autant d’atouts favorisant l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs internationaux et soutenant la dynamique de création d’emplois, en particulier au bénéfice des jeunes en situation de chômage.



