Casablanca: plus de 300 entreprises exportatrices réunies pour le ZLECAf Trade Finance Summit

Lors du Zlecaf Trade Finance Summit, tenu à Casablanca, le 14 avril 2026 (awb).

Le 18/04/2026 à 16h43

VidéoPlus de 300 entreprises exportatrices se sont réunies le 14 avril à Casablanca, à l’initiative de l’ASMEX et du Club Afrique Développement d’Attijariwafa bank, pour le «ZLECAf Trade Finance Summit». Ce sommet, marqué par la présence de membres du gouvernement et d’experts internationaux, cherchait à lever les barrières financières et opérationnelles afin d’accélérer l’intégration du Maroc dans la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

Le monde des affaires marocain s’est donné rendez-vous cette semaine à Casablanca pour une journée charnière dédiée au commerce intra-africain. En présence de Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement et de Omar Hejira, secrétaire d’État au Commerce extérieur, le sommet a servi de plateforme de dialogue entre le secteur privé et les décideurs institutionnels. L’objectif: transformer le potentiel théorique de la ZLECAf en flux commerciaux concrets, en s’appuyant sur la proximité géographique et l’expertise bancaire du Royaume.

Le financement demeure le nerf de la guerre pour les exportateurs. Cynthia Essonam-Gnassingbe, représentante du secrétariat général de la ZLECAf, a détaillé les avancées du projet continental, tandis qu’Achraf Tarsim, représentant la BAD (Banque africaine de développement) a insisté sur le rôle crucial des banques pour sécuriser ces échanges.

Lors d’un premier panel technique, des responsables de Bank Al-Maghrib et d’Attijariwafa bank ont décortiqué les cadres réglementaires et les enjeux de supervision bancaire. Les intervenants ont souligné que la réussite du libre-échange ne dépend pas seulement de la suppression des droits de douane, mais d’une infrastructure financière capable de soutenir des transactions transfrontalières fluides.

Le second volet de la rencontre s’est concentré sur la gestion des risques. Des experts de l’ACAPS, d’Allianz Trade et de la SMAEX ont présenté de nouveaux mécanismes de sécurisation. Dans un environnement international instable, l’accès à des assurances-crédits performantes et à des dispositifs de réassurance, comme celui d’Atlantic Re, apparaît comme une condition indispensable pour rassurer les opérateurs marocains s’aventurant sur de nouveaux marchés africains.

L’événement ne s’est pas limité aux discours. Trois conventions stratégiques ont été signées par Attijariwafa bank avec le Secrétariat d’État chargé du Commerce extérieur, Maroc PME et l’ASMEX. Ces accords visent à fournir un accompagnement sur mesure aux entreprises, notamment les PME, pour renforcer leur compétitivité à l’export et faciliter leur accès aux dispositifs de soutien étatiques et financiers.

Finalement, Saloua Karkri Belkeziz, représentante de l’ASMEX a rappelé que la ZLECAf n’est plus une simple ambition lointaine, mais une réalité en marche. Pour les exportateurs marocains, la région constitue désormais un levier de croissance prioritaire. Dans un contexte de réorganisation des chaînes de valeur mondiales, le sommet a réaffirmé que le futur de l’économie marocaine se jouait, plus que jamais, sur sa capacité à s’imposer comme un hub commercial incontournable du continent.

Par La Rédaction
Le 18/04/2026 à 16h43