La Chambre chargée des crimes financiers près la Cour d’appel de Rabat a accordé un dernier délai au premier substitut du procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès, avant l’ouverture de son procès. Le magistrat, suspendu de ses fonctions par décision du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, comparaîtra ainsi à l’audience fixée au 29 septembre.
Condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an avec sursis, pour corruption, il a en revanche été acquitté des chefs d’accusation d’escroquerie» et de «trafic d’influence» retenus contre lui par le juge d’instruction de la première Chambre de la Cour d’appel, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce mardi 22 septembre.
Le magistrat avait été déféré devant la justice à la suite d’une plainte déposée par un parlementaire du PAM, en sa qualité de propriétaire d’un complexe touristique situé sur le territoire de la préfecture de la province de Moulay Yacoub. Le plaignant accuse le magistrat de lui avoir extorqué 500 000 dirhams par chantage. Il affirme avoir enregistré le moment où il lui remettait cette somme, près d’un café non loin de l’autoroute reliant Fès à Rabat. Selon ses déclarations, le député avait chargé deux individus de filmer la scène. Il aurait au préalable attiré le magistrat jusqu’au lieu du rendez-vous, en sa compagnie, à bord d’une voiture appartenant à une femme médecin proche de l’épouse du magistrat, écrit Al Ahdath Al Maghribia.
Le quotidien rappelle qu’un autre substitut du procureur du Roi près la Cour d’appel de Fès avait été jugé dans une affaire distincte par la même chambre des crimes financiers de Rabat. Ce magistrat, visé par une plainte déposée par un investisseur connu de Fès, a lui aussi été suspendu de ses fonctions par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). Le juge d’instruction de la Cour d’appel l’avait poursuivi pour corruption, trafic d’influence, harcèlement sexuel et diffamation.




