La Cour d’appel de Tanger a rendu son verdict dans l’affaire opposant le président de la commune de Ksar El Kebir à un influenceur, alourdissant la peine prononcée en première instance à 18 mois de prison ferme. Le mis en cause a en outre été condamné à une amende et interdit d’utiliser les réseaux sociaux pour une durée déterminée.
Le dossier repose sur des contenus et des déclarations publiés sur les réseaux sociaux, qui ont fait l’objet de poursuites judiciaires avant que le tribunal de première instance ne rende son jugement, rapporte Al Akhbar de ce mardi 22 septembre. La défense du mis en cause ayant interjeté appel, l’affaire a été déférée devant la cour d’appel de Tanger, chargée de statuer sur le litige. C’est ainsi que la procédure d’appel s’est achevée par un alourdissement de la peine par rapport au verdict initial, assorti d’une disposition interdisant à l’influenceur l’usage des réseaux sociaux pendant une période définie.
L’enquête révèle que l’intéressé publiait de manière récurrente des vidéos sur les réseaux sociaux, abordant divers sujets et dysfonctionnements affectant la ville de Ksar El Kebir : l’état des routes, les souks, certaines infrastructures, ainsi que d’autres questions liées à la gestion des affaires locales. Certaines de ces vidéos ont suscité un large débat en ligne, en raison de la manière dont l’influenceur traitait certains dossiers, adressant des critiques directes aux responsables et aux élus, et évoquant des défaillances dans la gestion de plusieurs secteurs et services.
Le dossier judiciaire ne se limite toutefois pas aux critiques portant sur la gestion des affaires locales. Dans sa plainte, le président de la commune a estimé que certains termes et expressions contenus dans plusieurs vidéos avaient dépassé les limites de la critique et de la liberté d’expression, pour revêtir un caractère insultant et diffamatoire à son encontre, relaie Al Akhbar. Le contenu de ces enregistrements, les déclarations qui les accompagnaient et les propos jugés injurieux par le plaignant ont constitué une part des éléments soumis au débat devant la justice, avant que l’affaire ne franchisse l’étape de l’appel, à la suite de la contestation du jugement de première instance.




