Habitués du festival Gnaoua d’Essaouira, les Hoba Hoba Spirit ont enflammé la scène Moulay Hassan

Hoba Hoba Spirit. (K.Essalak/Le360)

Le 27/06/2026 à 13h30

VidéoÀ l’occasion de leur prestation sur la scène Moulay Hassan lors du festival Gnaoua d’Essaouira, Mohammed Laâbidi (Oubiz) et Philippe Laffont des Hoba Hoba Spirit nous ont accordé une interview. Ils y évoquent leur relation avec le festival, les évolutions traversées par le groupe au fil des années et leurs projets à venir.

Incontournables de la scène rock marocaine, les Hoba Hoba Spirit comptent parmi les groupes les plus emblématiques du pays. Présents depuis les premières éditions du festival Gnaoua d’Essaouira, ils ont grandi avec cet événement devenu au fil des années l’un des rendez-vous musicaux les plus importants d’Afrique. Le 25 juin, ils ont une nouvelle fois enflammé la scène Moulay Hassan dans le cadre de cette 27ème édition, confirmant une complicité indéfectible avec un festival qu’ils considèrent comme leur maison.

Le360: Hoba Hoba Spirit est un groupe habitué du festival Gnaoua d’Essaouira, comment voyez-vous l’évolution de cet évènement qui en est aujourd’hui à sa 27ème édition?

Mohammed Laâbidi: Nous avons grandi avec ce festival. Nous y jouons depuis ses tout débuts, depuis sa création. C’est un festival qui a commencé modestement, et nous le regardions évoluer comme un enfant qui s’épanouit, toujours plus fort dans sa programmation, toujours plus riche dans ses rencontres avec les maalems gnaoua. L’ambition était de placer la culture gnaoua au cœur du festival, et c’est ce qui s’est produit: au fil des éditions, de plus en plus de musiciens, de grandes pointures internationales, venaient partager la scène avec les gnaoua.

Philippe Laffont: Ce festival mérite tous les éloges. Beaucoup d’autres souffrent, les budgets explosent, les problématiques s’accumulent, et celui-ci non seulement survit, mais prospère. C’est tout à l’honneur de ses organisateurs d’avoir su faire vivre, pendant plus de vingt ans, un événement aussi remarquable, dans un cadre aussi exceptionnel, avec des gens aussi passionnés.

Après toutes ces années, la volonté de bien faire est restée intacte, mais le groupe a traversé bien des turbulences: des départs, des remplacements, des allers-retours. Comment avez-vous vécu ces changements?

Mohammed Laâbidi: Les mouvements ont été nombreux, dans un sens comme dans l’autre. Hier soir, nous nous sommes tous retrouvés sur scène, et c’était une vraie joie de revoir Othman et Anouar. Moi-même, j’ai quitté le groupe un temps pour m’installer en Europe. Mais nous sommes une famille, nous le resterons toujours. Hoba Hoba Spirit, c’est bien plus qu’un groupe: c’est une grande famille.

Vous avez dernièrement effectué une expérience inédite avec l’orchestre philharmonique du Maroc. Comment avez-vous travaillé cette fusion?

Philippe Laffont: Ce projet avec le philharmonique a été une aventure exigeante, qui a demandé beaucoup de travail et d’adaptation des deux côtés. Nous avons aussi dû surmonter quelques obstacles techniques, mais tout a été résolu. Une expérience vraiment enrichissante. Nous avons rencontré des gens formidables, et musicalement, c’était stimulant de bousculer nos habitudes, de sortir des sentiers battus.

Des projets d’avenir, un album en préparation?

Pour l’instant, nous nous concentrons sur la scène et les spectacles. Il y aura du nouveau, inch’allah. Nous prévoyons de nous retrouver tous ensemble pour réfléchir à de nouveaux morceaux.

Par Qods Chabâa et Khalil Essalak
Le 27/06/2026 à 13h30