Le 11 août courant, et après toute une année de guerre de succession à la tête de la confrérie Boutchichia, un nouveau guide a été désigné. Mais, selon des informations rapportées par le quotidien Assabah, dans sa livraison du vendredi 14 août, la nomination de Mounir El Qadiri Boutchichi, fils de l’ancien guide Jamal-Eddine, décédé au mois d’août 2025, est loin de faire l’unanimité.
C’est du moins ce qui ressort indirectement d’un communiqué du Conseil de la confrérie. Ce dernier précise que la désignation de Mounir El Qadiri «est basée sur des testaments authentiques et une légitimité coutumière établie au sein de la tarika». Le communiqué ajoute que le Conseil de la confrérie «a décidé de confier à un comité juridique, composé d’avocats, la mission de prendre toute mesure judiciaire qui s’impose pour affronter la désinformation et les atteintes graves à l’encontre de la confrérie et de ses symboles, colportées sur certaines plates-formes numériques».
Le Conseil a ainsi confirmé Moulay Mounir El Qadiri en tant que nouveau guide de la tarika boutchichia, en vertu non seulement du consensus au niveau des cheikhs de la confrérie, mais également dans le respect de la succession légale qui a toujours prévalu au sein de la lignée des guides de la confrérie. Il a aussi authentifié le testament notarié, divulgué par Fatiha El Yaacoubi, veuve de Jamal-Eddine El Qadiri Boutchichi et mère du nouveau guide, Moulay Mounir. Selon ce document, dévoilé vendredi dernier à Madagh, fief de la confrérie, Jamal-Eddine a désigné de son vivant son fils comme étant son successeur. Cette décision a été prise, selon le Conseil de la confrérie, pour assurer l’unité des rangs au sein de la tarika soufie et la continuité de sa mission éducative spirituelle, aussi bien à travers le Maroc qu’à l’extérieur.




