Feu Jamal-Eddine El Qadiri Boutchichi, ancien guide de la confrérie soufie Boutchichia, a-t-il désigné de son vivant son successeur à la tête de cette confrérie? Dans son édition du lundi 10 août, le quotidien Assabah rapporte que c’est à la veuve du défunt qu’est revenu le mérite de mettre fin à une longue guerre de succession entre héritiers du cheikh défunt.
Fatiha El Yaâcoubi, veuve de Jamal-Eddine, a ainsi présenté un document notarié, «écrit de la main du défunt, à un moment où il disposait de toutes ses capacités mentales et intellectuelles, et en vertu duquel il désigne comme successeur son fils Moulay Mounir El Qadiri Boutchichi», selon elle.
Ce document a été présenté lors d’une réunion des représentants des différentes zawiyas de la confrérie à travers tout le Royaume. Cette réunion ordinaire annuelle a eu lieu vendredi dernier à Madagh (province de Berkane) et avait pour objectif de dresser le programme de travail annuel de la confrérie, tout en célébrant le premier anniversaire du décès de son guide défunt.
Mais c’est la «révélation» de Fatiha El Yaâcoubi qui a constitué le clou de cette réunion, où elle a affirmé que le testament de son époux avait été écrit en sa présence et qu’il désignait son fils comme «porteur du secret de la tarika et comme dépositaire et continuateur de l’éducation spirituelle» au sein de la confrérie et au profit de ses mourides.
La veuve a également précisé que le choix de son fils par son père est conforme à la tradition au sein de cette confrérie, puisque Jamal-Eddine avait lui-même hérité du titre de guide de son père, Sidi Hamza El Qadiri Boutchichi, qui aurait également désigné son petit-fils Moulay Mounir. Reste à savoir pourquoi Fatiha El Yaâcoubi a attendu toute une année, et une guerre de succession qui a divisé la confrérie en partisans des différents prétendants, pour sortir, enfin, ce qu’elle considère comme un testament de son époux.




