Le dépôt des listes de candidatures constitue désormais un parcours du combattant pour de nombreux partis politiques, à cause des candidats présumés «pourris». Dans son édition du lundi 10 août, le quotidien Assabah rapporte que certains partis politiques sont actuellement en phase de confection de listes électorales de secours, au cas où les services provinciaux de l’administration territoriale éliminent certains noms de candidats durant l’étape du dépôt et de l’examen des listes électorales.
Ce sont surtout les partis politiques visant la première place et ayant la capacité de couvrir l’ensemble des circonscriptions électorales qui ont recouru au système de listes de substitution, pour parer à toute surprise. Même si ces partis ont mené des enquêtes en interne sur leurs candidats, ils craignent que leurs listes ne soient vidées de plusieurs noms, particulièrement au niveau des têtes de listes.
Il est vrai que de nombreux partis ont écarté nombre de leurs députés sortants, mais aussi certains noms qui ont fuité à partir d’une liste noire où figurent les noms de certains candidats au bannissement des législatives de 2026. La liste des interdits de participer aux prochaines législatives comporte des dizaines de noms de parlementaires et de présidents de communes, actuels ou anciens, consignés au service des Affaires générales des wilayas et provinces, et fichés comme non autorisés à présenter leurs candidatures aux prochaines élections. Certains de ces bannis l’ont été à travers une décision de justice ou après avoir été démis de leurs fonctions sur la base des mesures prévues par le règlement intérieur de la chambre des députés.
En dehors de ces cas précis, certains partis concurrents ont saisi la justice pour exiger une décision rapide sur les affaires soumises à la Cour de cassation et qui traînent depuis plusieurs années, en vue de les traiter avant la date du dépôt des listes électorales, dont celles comportant les noms des candidats concernés par ces affaires.
Le dépôt des listes électorales pour les candidats à la Chambre des députés est prévu à partir du 31 août courant, dès 8 heures du matin, et se poursuivra jusqu’au 9 septembre à 12 h, dernier délai. Le dépôt se déroulera en deux phases, l’une électronique sur la plateforme numérique dédiée et l’autre manuelle auprès des autorités compétentes des wilayas et provinces. La plateforme numérique est ouverte du 31 août au 8 septembre à midi, soit 24 h de moins que le dépôt manuel.




