Festival Gnaoua: des places payantes pour démocratiser l’accès aux scènes

Neila Tazi, directrice et productrice du festival Gnaoua musiques du monde. (K.Essalak/Le360)

Le 27/06/2026 à 08h30

VidéoAlors que le festival Gnaoua d’Essaouira célèbre sa 27ème édition du 25 au 27 juin 2026, sa directrice et productrice Neila Tazi revient sur l’introduction de places payantes depuis quelques années. Une décision qui ne remet pas en cause la vocation gratuite du festival, mais répond à une nécessité de mieux réguler l’accès aux scènes.

Le festival Gnaoua musiques du monde se tient du 25 au 27 juin 2026 à Essaouira. Pour cette 27ème édition, plusieurs scènes et espaces sont accessibles contre paiement.

La scène Moulay Hassan propose un pass jeudi à 400 dirhams, vendredi et samedi à 600 dirhams chacun, et un pass trois jours à 1 200 dirhams. La scène de la plage est accessible à 300 dirhams par soir ou 500 dirhams pour les deux jours. Au Borj Bab Marrakech, les tickets vendredi et samedi sont à 300 dirhams chacun.

Les concerts intimistes sont également payants. Dar Souiri, Bayt Dakira, la Zaouia Sidna Blal et la Zaouia Issaoua sont accessibles à 250 dirhams par nuit, l’ancien consulat danois à 100 dirhams.

Sur la question des places payantes, Neila Tazi est catégorique: le festival n’a pas changé. Organisation, esprit, physionomie, tout reste identique. Ce qui a évolué, c’est uniquement le nombre de badges gratuits, qui a été réduit. Face à une demande très forte pour un espace scénique restreint, une partie des badges a été mise en vente. «Les badges gratuits restent destinés aux sponsors, aux journalistes, aux partenaires, aux artistes et aux équipes. Sur le plan financier, l’impact de cette vente est très minime, ce n’est pas le but du festival», précise-t-elle.

Fort de 27 ans d’existence, le festival envisage par ailleurs de lancer une nouvelle étude sur son impact économique. «Nous évoquons avec les pouvoirs publics la nécessité de mettre à jour cette étude», confie Neila Tazi. La précédente remonte à 2014. Une actualisation permettrait de mesurer avec précision ce que le festival a apporté à la ville, et d’imaginer de nouvelles synergies pour relever les défis à venir.

Par Qods Chabâa et Khalil Essalak
Le 27/06/2026 à 08h30