Festival Aïssaoua de Meknès: Amine Boudchar enflamme Bab Mansour devant une foule des grands soirs

Devant une foule nombreuse, Amine Boudchar signe une ouverture mémorable du festival Aïssaoua de Meknès. (Y.Jaoual/Le360)

Le 23/07/2026 à 20h30

VidéoLe maestro marocain Amine Boudchar a donné, mercredi soir sur la mythique place Bab Mansour à Meknès, le coup d’envoi de la sixième édition du festival Aïssaoua «Modes et rythmes du monde». Devant un public venu des quatre coins du Maroc et de l’étranger, l’artiste a offert un concert mêlant grands classiques de la chanson marocaine et arabe, arrangements contemporains et rythmes aïssaouis.

Le compositeur et chef d’orchestre marocain Amine Boudchar a signé, mercredi 22 juillet, une ouverture remarquée de la sixième édition du festival Aïssaoua «Modes et rythmes du monde», transformant la place historique Bab Mansour en une vaste scène à ciel ouvert. Des centaines de spectateurs ont afflué vers la capitale ismaélienne pour assister à cette soirée inaugurale.

Le public ne se limitait pas aux habitants de Meknès. De nombreux admirateurs d’Amine Boudchar ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour assister au concert, tandis que d’autres, résidant à l’étranger, ont programmé leurs vacances au Maroc en fonction de cet événement.

Avant même le début du spectacle, l’ambiance était déjà palpable aux abords de Bab Mansour. Fidèles à une tradition désormais associée aux concerts d’Amine Boudchar, de nombreux spectateurs étaient vêtus de blanc, tandis que les applaudissements et les chants accompagnaient l’attente de son entrée en scène.

Quelques minutes après le lancement du concert, la place s’est transformée en une immense chorale à ciel ouvert. Des milliers de personnes ont repris en chœur les paroles de célèbres chansons marocaines et arabes, dans une atmosphère où musique, émotion et nostalgie se sont mêlées.

Accompagné de ses musiciens, Amine Boudchar a interprété plusieurs classiques de la chanson marocaine et arabe, revisités dans des arrangements modernes. Plusieurs séquences ont également été consacrées aux rythmes aïssaouis, en harmonie avec l’identité du festival. La chanteuse populaire Aziza El Meknassia l’a rejoint sur scène pour interpréter un répertoire de chansons traditionnelles, salué par les spectateurs.

Parmi les personnes présentes figurait une Marocaine venue spécialement de Londres pour assister à cette soirée. Elle estime qu’Amine Boudchar est parvenu à redonner vie aux grandes œuvres de la chanson marocaine et arabe en les proposant dans une forme qui permet de rassembler toutes les générations autour du chant.

Dans une déclaration à Le360, elle a également expliqué que le port du blanc est devenu, au fil des concerts du maestro, un symbole de paix, de coexistence et d’ouverture entre les cultures, tout en offrant une forte dimension visuelle au spectacle.

Originaire de Meknès mais installée à Casablanca, Amina a, pour sa part, confié assister régulièrement aux concerts d’Amine Boudchar. Selon elle, sa participation à l’ouverture du festival Aïssaoua revêtait une signification particulière puisqu’elle réunissait un artiste qu’elle suit depuis plusieurs années et sa ville natale. Elle s’est dite convaincue que le maestro offrirait au public de Meknès une soirée à la hauteur du prestige de Bab Mansour.

Venue de Lyon pour passer une partie de ses vacances au Maroc, Hamama a choisi d’assister au concert tout en profitant de l’ambiance du festival Aïssaoua. Elle estime que ce type de manifestation artistique est rare en France et considère que les spectacles d’Amine Boudchar permettent au public de se libérer des tensions du quotidien grâce à l’énergie collective créée par la musique et le chant.

Le patrimoine musical revisité

Sa sœur partage le même enthousiasme. Elle affirme ne pas hésiter à voyager pour assister aux concerts du maestro dès que l’occasion se présente, estimant que son concept dépasse le simple cadre musical pour offrir une expérience immersive dans laquelle le public devient pleinement acteur de la soirée.

La soirée inaugurale ne s’est pas limitée à la prestation d’Amine Boudchar. Le programme a également mis à l’honneur la chanteuse populaire Aziza El Meknassia ainsi qu’un spectacle soufi réunissant des confréries aïssaouies de Meknès et le cheikh tunisien Mohamed Ali Jilali. Cette création a associé les rythmes aïssaouis aux sonorités du malouf et de la hadhra tunisienne.

La sixième édition du festival Aïssaoua «Modes et rythmes du monde» se poursuit pendant quatre jours avec une programmation mêlant concerts, rencontres intellectuelles, ateliers et expositions consacrées au patrimoine. L’événement réunit des dizaines de confréries aïssaouies ainsi que des artistes marocains et étrangers.

Par Youssra Jaoual
Le 23/07/2026 à 20h30