Le Centre cinématographique marocain dresse un bilan particulièrement positif de l’année 2025. Entre une hausse spectaculaire des investissements étrangers, un niveau soutenu de production nationale, un box-office marocain en progression et un soutien public renforcé, l’industrie cinématographique confirme son rôle de moteur économique et culturel.
Premier enseignement du Bilan 2025: le Maroc demeure une destination de choix pour les productions internationales. Les tournages étrangers ont injecté 1,21 milliard de dirhams dans l’économie nationale, tandis que les productions marocaines ont investi 596,48 millions de dirhams. Au total, près de 1,8 milliard de dirhams ont été investis dans les activités cinématographiques sur le territoire national. Le Fonds d’aide à la production a accordé 73,5 millions de dirhams de soutien aux projets marocains.
Une récolte de 26 longs métrages
Le cinéma marocain a achevé 26 longs métrages en 2025. Parmi ceux-ci figurent notamment «Backstage» de Afef Ben Mahmoud et Khalil Benkirane, «Atoman» d’Anouar Moatassim, «Casablanca-Dakar» d’Ahmed Boulane, «Calle Malaga» de Maryam Touzani, «Sonate Nocturne» de Abdeslam Kelai, «L’Hymne des amoureux» de Mohammed Ahed Bensouda, «Algues amères» de Driss Chouika ou encore «Les Commandements» de Sanaa Akroud.
La production reste marquée par une forte présence de l’autoproduction. Sur les 26 longs métrages finalisés, 54% ont été produits sans recours au Fonds d’aide, contre 46% de productions soutenues par le mécanisme public. Trois premières œuvres ont bénéficié d’un soutien public et trois autres ont été réalisées en autoproduction, illustrant un renouvellement progressif de la création nationale.
Au-delà des longs métrages, le secteur affiche une activité soutenue avec 34 longs métrages, 104 courts métrages, 20 documentaires sahraouis, 22 séries télévisées, 16 téléfilms, 7 télé-feuilletons, 2 sitcoms, 20 films institutionnels et 116 spots publicitaires autorisés en 2025. L’ensemble représente un investissement global de 651 millions de dirhams, dont 596,5 millions apportés directement par les producteurs.
73,5 millions de dirhams de soutien public
Le Fonds d’aide à la production a accompagné 84 projets pour un montant global de 73,5 millions de dirhams. Les principaux bénéficiaires sont les projets de longs métrages de fiction avant production, qui concentrent plus de 53,6 millions de dirhams de soutien. Le dispositif couvre également les courts métrages, les aides à l’écriture et à la réécriture de scénarios ainsi que les documentaires consacrés à la culture, à l’histoire et à l’espace sahraoui hassani.
Les tournages étrangers franchissent le milliard de dirhams
L’attractivité du Maroc auprès des studios internationaux continue de se renforcer. Les productions étrangères ont investi 1,21 milliard de dirhams au Maroc en 2025, confirmant une dynamique ascendante engagée depuis plusieurs années.
Parmi les tournages les plus importants figure Charlie’s Tale, réalisé par Christopher Nolan, avec plus de 252 millions de dirhams investis au Maroc. Viennent ensuite la série américaine UNT Merc, avec 234,3 millions de dirhams investis, la saison 2 de The Terminal List, avec 156,9 millions de dirhams investis, la saison 2 de The Agency, avec 113,9 millions de dirhams investis, ainsi que Here Comes the Flood, réalisé par Fernando Meirelles, avec 42,7 millions de dirhams investis.
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Le Maroc a également accueilli des productions françaises, britanniques, italiennes, japonaises, allemandes, hongroises, émiraties et américaines, confirmant la diversification de ses marchés internationaux.
Cette attractivité est renforcée par le dispositif de Cash Rebate, qui vise à encourager les tournages internationaux et qui continue de positionner le Royaume parmi les destinations les plus compétitives de la région.
Un box-office marocain en progression
L’exploitation cinématographique constitue l’une des grandes satisfactions de l’année. Le rapport consacre un important chapitre au box-office, à la fréquentation des salles et aux parts de marché des films marocains, témoignant d’une amélioration de la performance commerciale des productions nationales.
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Le bilan détaille notamment le classement des 30 plus gros succès en salles, les performances des films marocains, l’évolution de la fréquentation mensuelle ainsi que la répartition des recettes par nationalité des films distribués, confirmant le regain d’intérêt du public pour les salles obscures.
Le classement est dominé par My Friend, de Raouf Sebbahi, avec 262.929 entrées. Il est suivi de Routini, de Lotfi Aït Jaoui (186.086 entrées), des Imposteurs, de Hicham El Jebari (111.838 entrées), et de Casa Guira, de Omar Lotfi (103.958 entrées). Ces quatre productions marocaines devancent les plus grands succès internationaux de l’année, parmi lesquels F1 Le Film, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba et Mission: Impossible – The Final Reckoning.
Une industrie qui se professionnalise
Le secteur poursuit également sa structuration. En 2025, 257 cartes d’identité professionnelle ont été délivrées aux professionnels du cinéma, principalement dans les métiers de la production et de la réalisation. Le Centre cinématographique marocain a également enregistré 516 inscriptions sur la liste des stagiaires couvrant l’ensemble des métiers du cinéma.
Le rapport met également en avant l’évolution du parc des salles, les dispositifs d’aide à leur modernisation, la participation des films marocains dans les festivals internationaux ainsi que les nombreuses récompenses obtenues à l’étranger, autant d’indicateurs qui traduisent la montée en puissance du cinéma marocain sur la scène internationale.




