C’est officiel. Deux courts-métrages marocains sont en lice pour les César 2027. Dans la catégorie Court métrage de fiction, on retrouve le dernier film de Saïd Hamich Benlarbi, «À la recherche de l’oiseau gris aux rayures vertes», qui concourt aux côtés de 23 autres films, parmi lesquels «486», de Brieuc Schieb, et «Faux bijoux», de Jessy Moussalem.
D’une durée de 45 minutes, l’opus du réalisateur et producteur de «La Mer au loin», déjà présenté en première mondiale à Cannes en 2026, à la Quinzaine des réalisateurs, suit Sellam, campé par l’acteur Oussama Oussous, dans le sud de Marrakech. Il sillonne les routes de l’Atlas à la recherche d’un mystérieux oiseau.
Saïd Hamich Benlarbi est un scénariste, réalisateur et producteur franco-marocain, diplômé de La Fémis et lauréat de la Fondation Lagardère. Son premier long métrage, «Retour à Bollène», est nommé au Prix Louis-Delluc. Son court métrage «Le Départ» a été primé dans une vingtaine de festivals, avant cette nouvelle sélection aux César.
L’autre film marocain dans la sélection officielle des César 2027 est le documentaire de la Franco-Marocaine Randa Maaroufi, «L’Mina». Un court métrage déjà consacré en juin 2025 à Cannes, à la Semaine de la critique, où il a remporté le Prix Découverte Leitz Cine du court-métrage.
«L’Mina» se déroule à Jerada, la ville minière où l’exploitation du charbon, bien qu’officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui. «L’Mina» reconstitue le travail actuel dans les puits en utilisant un dispositif de décor conçu en collaboration avec les habitants de la ville, qui se mettent en scène dans leur propre rôle.
La réalisatrice, qui vit et travaille à Paris, a été formée à l’École des Beaux-Arts de Tétouan, à Angers et au Fresnoy. Elle s’intéresse à la mise en scène des corps dans les espaces publics et intimes, à partir d’une approche politique. Sa démarche vise à revendiquer l’ambiguïté pour questionner le statut des images et explorer les limites de la représentation.
Appartenant à une génération dominée par l’image, elle interroge constamment l’authenticité des images. Son travail couvre aussi bien l’occupation de l’espace public que les questions de genre, dont elle met en lumière les mécanismes fondateurs.




