Avec sa nouvelle exposition, le Musée de la parure de Rabat met en valeur un patrimoine textile d’exception

Fatima Lévêque, artiste, designer et chercheure en textile et Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées (Y.Mannan/Le360). Mehdi Qotbi Président de la Fondation Nationale des Musées du Maroc

Le 09/10/2026 à 15h13

VidéoOrganisée du 8 octobre 2026 au 31 janvier 2027, l’exposition «Tarz, Broder au Maroc, hier et aujourd’hui» met en lumière la richesse et la diversité de la broderie marocaine. Un patrimoine textile d’exception.

La Fondation Nationale des Musées (FNM) organise, en collaboration avec le Musée d’Angoulême, l’exposition «Tarz, Broder au Maroc, hier et aujourd’hui», au Musée national de la parure à la kasbah des Oudayas, à Rabat.

Cette exposition donne à voir des collections exceptionnelles de broderies traditionnelles marocaines provenant du Musée d’Angoulême, pour l’essentiel de l’ancienne collection Prosper Ricard, ainsi que des créations plus contemporaines, notamment celles de Fatima Lévèque. Des œuvres «façonnées par le savoir-faire, la rigueur technique et la sensibilité esthétique des femmes à travers les âges».

Pensée comme une traversée à la fois artistique, historique et anthropologique, a indiqué la FNM, l’exposition «restitue toute la pluralité des écoles, des techniques et des vocabulaires ornementaux du Royaume». De Fès à Tétouan, de Rabat à Salé, de Meknès à Chefchaouen et jusqu’à Azemmour, en passant par les expressions régionales du Tafilalt et de l’Anti-Atlas, selon le communiqué.

«Les étoffes nobles, les compositions géométriques et les motifs végétaux témoignent de la circulation des modèles et des enrichissements culturels constants qui ont nourri cet art au fil des époques».

Afin d’ancrer cet héritage dans le présent, l’exposition «s’ouvre sur la création contemporaine à travers des œuvres imaginées par l’artiste Fatima Lévèque et réalisées en synergie avec deux ateliers marocains, instaurant un dialogue harmonieux entre tradition et modernité».

Et d’ajouter que le parcours d’exposition rassemble les collections du Musée d’Angoulême, «enrichies par des prêts exceptionnels consentis par «de grandes institutions nationales et des collectionneurs privés».

Cette exposition est réalisée avec le soutien du Fonds International du Ministère Français de la Culture, en partenariat avec l’Association Germa-Amis des Musées d’Angoulême, qui a œuvré à la portée et à la mise en œuvre de cette subvention.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mennan
Le 09/10/2026 à 15h13