Asmaa Lamnawar et Richard Bona, une rencontre musicale au cœur du festival Gnaoua d’Essaouira

Richard Bona et Asmaa Lamnawar. (K.Essalak/Le360)

Le 27/06/2026 à 16h00

VidéoVendredi 26 juin, la scène Moulay Hassan du festival Gnaoua et Musiques du monde d’Essaouira a vibré au rythme d’une soirée mémorable. Asmaa Lamnawar y a interprété deux titres, dont une composition en collaboration avec le musicien Richard Bona. Une rencontre artistique et humaine née en 2017, qui a trouvé sur cette scène mythique son aboutissement en live, sous les yeux d’un public conquis.

Sur la scène de Moulay Hassan, dans le cadre de la 27ème édition du festival Gnaoua et musiques du monde à Essaouira, vendredi 26 juin, Asmaa Lamnawar a interprété deux chansons. La première est une composition en featuring avec Richard Bona. La deuxième est Andou Zin, que son public connaît déjà. Ces deux performances ont constitué l’un des temps forts de cette édition.

Tout a commencé en 2017, grâce au batteur et directeur artistique Karim Ziad. Asmaa Lamnawar raconte: «En 2017, nous nous sommes rencontrés grâce au batteur et directeur artistique Karim Ziad. J’avais un titre que je souhaitais faire connaître à l’international, et il m’a suggéré le nom de Richard Bona. Je suis une grande admiratrice de cet artiste. Je l’avais découvert au festival Jazz de Montréal. Alors j’ai osé espérer que cette collaboration pourrait se faire. Et elle s’est faite. Nous rêvions depuis de l’interpréter en live, et le fait que ce moment se soit produit ici, sur la scène du festival Gnaoua d’Essaouira, était pour moi une joie immense.»

De son côté, Richard Bona se souvient d’une collaboration qui s’est imposée naturellement: «Son équipe m’a contacté et m’a fait part de sa volonté de collaborer. J’ai écouté le morceau, il m’a immédiatement séduit. J’ai chanté dessus, écrit des paroles, joué de la basse. J’aime beaucoup Asmaa. C’est une excellente chanteuse, avec une voix remarquable. Une personne d’une grande chaleur humaine. Tout s’est fait naturellement.»

Pour Richard Bona, cette collaboration illustre une philosophie de vie ancrée dans l’ouverture à l’autre: «J’aime embrasser les différences et embrasser la différence, c’est embrasser la tolérance. J’aime le monde, j’aime ce qui m’est étranger. Ceux qui ne me ressemblent pas sont ceux qui m’apprennent le plus. C’est ce qui explique ma curiosité pour les styles qui me sont inhabituels.»

Visiblement conquis par Essaouira, Richard Bona n’a pas caché son attachement à la ville et à la région: «J’aime cette région, j’aime cette ville, habiter ici pourquoi pas.»

Par Qods Chabâa et Khalil Essalak
Le 27/06/2026 à 16h00