Tous les articles correspondant à #Boualem Sansal

L’Aïnouche du jour. «La Légende» se moque du verdict des caporaux
L’œil de Gueddar. La «Légende» de Sansal: l’Algérie, pays du miracle permanent
Parution. «La Légende» de Boualem Sansal: un prisonnier encombrant
*«La Légende» n’est pas un traité froid sur l’arbitraire. C’est un texte écrit depuis une zone de brûlure, dont on ne peut nier la puissance de dévoilement. Boualem Sansal n’y raconte pas seulement sa détention: il ausculte la machine qui transforme un homme en dossier, puis en symbole fabuleux. Livre de prison, de colère politique, de douleur conjugale et de méditation sur la langue, le récit chemine entre témoignage, pamphlet, parabole et confession. Sa force tient à ce refus de la posture héroïque pure: la légende protège, mais elle confisque aussi quelque chose à celui qu’elle consacre.
Résignation algérienne contre dégel français!
Le hasard du calendrier a voulu qu’en l’espace de quelques heures, Paris envoie son ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à Alger, et celui des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à Rabat. À première vue, la tentation est grande d’y déceler une action concertée, voire une volonté de jouer sur les deux tableaux en essayant de les connecter et de jeter des ponts de dialogue.
Où sont les mabouls?
Dès lors, où sont les véritables «mabouls»? Qui mérite réellement cette qualification? En France ou en Algérie? Autant de questions qui invitent, à tout le moins, à aborder ce sujet avec sang-froid et discernement.
France-Algérie: les Français sont-ils mabouls?
En déplacement dans le sud de la France, le président Macron a dégainé une formule argotique pour fustiger les partisans d’un rapport de force avec Alger: «Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie». Exégèse de la punchline élyséenne.
L’Aïnouche du jour. Une plume en exil, cap sur la Belgique
L’œil de Gueddar. Quand la junte laisse les maux grandir et déclare la guerre aux mots
Algérie: Kamel Daoud condamné à trois ans de prison pour «Houris», son roman sur la décennie noire
Le célèbre auteur, Prix Goncourt 2024 pour «Houris», annonce avoir été condamné à trois ans de prison en Algérie pour ce roman sur la décennie noire. Il paie ainsi le prix de son refus de l’amnésie officielle. Son œuvre dérange un régime qui préfère effacer les crimes du passé plutôt que de les affronter.
Le procès fait à Boualem Sansal
Le procès politico-littéraire intenté à Boualem Sansal a été mené au nom de la fidélité idéologique: on n’a retenu que l’appartenance de Grasset au groupe Bolloré pour en déduire la «trahison» de l’écrivain. Tout y passe: l’appât du gain, l’ingratitude, la prétendue influence de Nicolas Sarkozy ou encore les recommandations jugées néfastes de son comité de soutien. C’est aussi oublier que la maison Bernard Grasset, nouvel éditeur de Sansal, est celle-là même qui avait, il y a un siècle, publié «Du côté de chez Swann» de Marcel Proust, après son refus par Gallimard!