Dans le cadre des demandes de visa Schengen, les protestations ont repris avec une vigueur renouvelée contre les multiples conditions et mesures exigées. Les manifestants réclament l’intervention des autorités marocaines compétentes auprès des parties concernées afin de mettre un terme aux injustices dont pâtissent les demandeurs de visas et de garantir leurs droits tout au long des étapes de dépôt et d’examen des dossiers.
La Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC) estime que les problématiques liées à la procédure d’octroi de visa persistent. Elle rappelle avoir réclamé, le 18 septembre 2022, la restitution des frais de visas en cas de refus, en particulier pour les demandeurs passés par des sociétés d’intermédiation chargées de réceptionner les dossiers, rapporte Al Akhbar de ce jeudi 1er octobre.
Pour la FMDC, la persistance de ces difficultés impose l’ouverture d’un débat sur la nature de la relation entre le demandeur de visa et les parties chargées de recevoir et de traiter les demandes, eu égard aux frais supportés par le citoyen, avant même qu’il ne connaisse la décision finale concernant son dossier.
Le président de la FMDC, Bouazza Kharrati, a indiqué que le système de demande de visa Schengen est entaché de nombreuses violations commises par les sociétés intermédiaires. Il cite notamment le refus du paiement par chèque, par carte bancaire ou via une application, ainsi que l’insistance à imposer des transactions en espèces. Il s’interroge également sur le sort des sommes non restituées au consommateur en cas de refus de la demande de visa.
Kharrati a en outre évoqué le recours à des «algorithmes inconnus» pour traiter les dossiers des demandeurs, affirmant que la nature de ces mécanismes et les critères de leur fonctionnement soulèvent de nombreuses interrogations. La Fédération considère que le demandeur de visa a le droit à des procédures et à des critères clairs et compréhensibles, d’autant qu’il s’agit d’une décision susceptible d’avoir des conséquences directes sur son voyage, ses engagements professionnels, estudiantins et familiaux.
Parmi les autres points relevés par la Fédération figurent ce qu’elle qualifie de «conditions abusives», au premier rang desquelles l’exigence faite au candidat de reconnaître que son dossier est incomplet, écrit Al Akhbar. La FMDC estime que la poursuite de l’examen de la demande malgré la signature de cette reconnaissance soulève une contradiction et place le demandeur devant des conditions qui lui sont imposées avant même l’achèvement de la procédure d’examen de son dossier. La Fédération souligne que ces pratiques nécessitent l’intervention des autorités marocaines compétentes, afin de protéger les droits des demandeurs de visa Schengen et de garantir la clarté et la transparence des procédures de dépôt et d’examen des dossiers.




