Visas Schengen: l’opacité des procédures et les paiements en espèce fermement dénoncés

Revue de presseEntre difficultés d’obtention des rendez-vous, paiements en espèces obligatoires et algorithmes opaques, la crise des visas Schengen enfle. La Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC) tire la sonnette d’alarme et exhorte les autorités à intervenir d’urgence, face à des pratiques jugées abusives et discriminatoires. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 29/09/2026 à 19h27

La crise des visas pour l’espace Schengen concernant les citoyens marocains continue de s’alourdir et ne se limite plus seulement aux difficultés chroniques de réservation de rendez-vous et aux délais d’attente, prolongés. La situation a désormais pris une tournure beaucoup plus inquiétante, en raison de dysfonctionnements administratifs et financiers profonds, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce mercredi 29 septembre.

Face à cette détérioration, la FMDC a tenu à tirer, vigoureusement, la sonnette d’alarme. L’ONG a exprimé sa vive préoccupation face à la persistance de ces obstacles liés aux procédures d’obtention du sésame européen, déplorant l’inefficacité de ces démarches, ainsi que des tentatives et des correspondances entreprises par le passé pour résoudre le problème.

Pour l’ONG, la poursuite de ces tracasseries purement administratives impose une intervention, urgente et ferme, afin de mettre un terme définitif à toutes les formes d’excès et d’abus. Le cœur du problème dépasse désormais la simple question des rendez-vous, pour englober des pratiques jugées arbitraires lors du dépôt et de l’instruction des dossiers, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

Parmi les anomalies pointées du doigt figurent l’obligation du paiement en espèces et le refus des règlements par chèque ou par carte bancaire, ainsi que l’utilisation d’algorithmes aux critères totalement opaques pour analyser les requêtes. Les demandeurs font ainsi face à un système fermé, qui rejette automatiquement les dossiers ou leur oppose des motifs stéréotypés, et vagues, tels que le doute sur l’intention de retour ou le manque de conviction des services consulaires, ce qui bafoue le principe de transparence et le droit à l’information.

L’ONG s’est également indignée de l’exigence imposée aux candidats de signer des déclarations de reconnaissance préalable quant à l’exhaustivité de leurs dossiers, tout en acceptant que le traitement se poursuive malgré des contradictions évidentes dans leur situation. Elle s’interroge, en outre, sur le sort réservé aux frais perçus lors de ces démarches, notamment en ce qui concerne l’absence de remboursement des sommes versées en cas de refus d’octroi d’un visa. Au terme de son réquisitoire, la FMDC exhorte les institutions gouvernementales en charge des relations internationales à agir, sans délai, pour rétablir les droits des citoyens lésés et mettre fin à cette situation injuste.

Par La Rédaction
Le 29/09/2026 à 19h27