El Mansouri face au casse-tête de la majorité gouvernementale

Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement.

Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement.

Revue de presseLa cheffe du gouvernement chargée de former le nouvel Exécutif, Fatima Ezzahra El Mansouri, a entamé des discussions avec les partis politiques en vue de former une coalition gouvernementale, dont les contours se préciseront au fil des consultations. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 30/09/2026 à 19h40

Tout juste nommée par le Roi Mohammed VI en tant que cheffe du gouvernement, chargée de former le nouvel Exécutif, Fatima Ezzahra El Mansouri a entrepris, ce mercredi, les discussions avec les partis politiques suivant l’ordre du classement et des sièges remportés.

«Après ce premier tour de consultations, qui a débuté par les rencontres avec le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti de l’Istiqlal (PI), les contours de la nouvelle coalition gouvernementale se préciseront au cours des deux prochains jours», relaie le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 1er octobre.

Alors que le RNI formule le souhait de prendre part au prochain exécutif, des sources au sein du PAM écartent pour l’instant toute alliance avec leur ancien allié lors de la précédente majorité.

Le PI, pilier de la nouvelle coalition

En revanche, en ce qui concerne le Parti de l’Istiqlal (PI), les mêmes sources affichent un optimisme qui laisse entendre que ce dernier est presque acquis à la nouvelle coalition gouvernementale. Cette coalition, indiquent les mêmes, sera renforcée par le Mouvement populaire (MP), l’Union constitutionnelle (UC) et le Mouvement démocratique et social (MDS). L’affaire de ces consultations n’est pourtant pas une mince affaire, le choix ayant été fait de maintenir l’alliance avec le PI et d’écarter le RNI, soulignent les mêmes sources.

Pression du temps

À cette donne, s’ajoute la pression des délais pour obtenir un accord de principe des partis alliés, afin de présenter ces propositions devant leurs instances décisionnelles. L’objectif est de «permettre à la coalition de se présenter devant le Parlement pour obtenir le vote de la déclaration gouvernementale et aborder le projet de loi de finances de l’année prochaine», expliquent les sources du quotidien.

Selon Al Ahdath Al Maghribia, «si le programme électoral du PAM, avec ses promesses d’améliorer le pouvoir d’achat, constituerait le noyau dur du programme gouvernemental, le projet de loi de finances de l’année 2027 sera la première épreuve de la capacité de la nouvelle coalition gouvernementale à concrétiser ses promesses et ses engagements économiques et financiers».

Les grands chantiers

Après ces virages, la cheffe du gouvernement aura sur son agenda les grands chantiers du royaume. Le Mondial n’est plus conçu comme une simple organisation d’une manifestation sportive, mais comme une occasion d’orienter les investissements pour leur donner une pérennité dans l’économie, les finances et les infrastructures.

En ce qui concerne la cause nationale, les sources du quotidien soulignent que «les acquis réalisés par les exploits diplomatiques du pays ayant abouti à la formule de l’autonomie sous souveraineté marocaine, devraient être accompagnés par des actions constructives pour donner du sens à l’appartenance dans les provinces du sud».

S’agissant du volet social, les mêmes sources expliquent que la nouvelle approche dans ce sens ne réside pas dans le nombre de familles bénéficiaires des aides sociales directes, mais de celles qui quitteront cette zone de vulnérabilité et de précarité, grâce aux programmes d’accompagnement, de formation, de l’emploi et de l’investissement qui crée en permanence des offres d’emploi en vue de combattre le chômage qui est à 13%. Cette matrice sera complétée par les politiques qui seront mises en place afin de préserver le pouvoir d’achat.

Enfin, le quotidien résume les cinq axes en formulant que le Mondial a besoin d’investissements. Ces derniers exigent une stabilité qui demande elle-même une économie productive. Une telle économie crée des emplois, ce qui devrait améliorer le niveau de vie.

Par La Rédaction
Le 30/09/2026 à 19h40