Le parquet compétent de Chefchaouen a ordonné l’ouverture d’une enquête sur un incendie de forêt qui a causé la destruction d’environ 320 hectares de couvert forestier au sein de la forêt de Tighramt dans la province de Chefchaouen, afin de découvrir toutes les circonstances et les causes du déclenchement du feu qui s’est propagé rapidement en raison des vents soufflant dans la région, indique le quotidien Al Akhbar dans son édition du jeudi 1er octobre.
Les Forces armées royales ont soutenu les interventions sur le terrain pour éteindre le feu de forêt mentionné, tandis que les sorties aériennes menées par les avions de type Canadair ont contribué à encercler les flammes et à empêcher leur propagation vers des zones forestières d’une superficie totale de 10.000 hectares dans la province de Chefchaouen, qui se distingue par sa vaste richesse forestière.
Les estimations préliminaires de la superficie forestière endommagée à Chefchaouen se répartissent entre 40% d’espèces d’arbres principaux, 25% d’espèces secondaires, et 35% de buissons et de petites plantes, tandis que les opérations de surveillance des foyers de braises et de travail pour les éteindre se poursuivent par un comité de vigilance composé de la Protection civile, des Eaux et forêts, des Forces auxiliaires, des Forces armées royales, des travailleurs de L’Entraide nationale, des autorités locales et des habitants volontaires, explique Al Akhbar.
Aucune perte humaine ni d’atteinte aux zones résidentielles rurales n’ont été enregistrées grâce aux interventions sur le terrain menées par les comités d’extinction, sous la supervision de hauts responsables, dont le gouverneur de la province de Chefchaouen, des responsables de la Gendarmerie royale et d’autres autorités qui ont supervisé la collecte des données et l’orientation des interventions terrestres et aériennes, lesquelles ont réussi à circonscrire les incendies après quatre jours de travail intense.
Les opérations d’extinction des incendies de forêt dans la province de Chefchaouen ont fait face à un ensemble de difficultés sur le terrain, dont la plus importante est l’éloignement du site de l’incendie de plus de cinq kilomètres de la piste routière la plus proche, en plus de la rudesse du relief, de la hausse des températures et de la force des vents, ainsi que de la densité du couvert végétal qui comprend des pins maritimes, des chênes et des espèces végétales secondaires ainsi que des herbes sèches, ce qui a contribué à compliquer les opérations d’intervention.




