Tétouan: les premières pluies révèlent les défaillances des infrastructures

Une vue d'ensemble de la ville de Tétouan.

Plusieurs facteurs concourent à l’aggravation du risque d’inondation dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Il s’agit notamment de l’habitat anarchique dans le lit des oueds, de la fragilité des infrastructures, de l’échec des politiques publiques mises en place par les conseils élus et du relief montagneux de la région, qui exige des études préalables à toute construction pour prévenir les risques d’inondation. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 19/10/2026 à 20h58

Les fortes pluies orageuses qui se sont abattues dimanche sur les provinces de Tétouan et de M’diq ont mis à nu la fragilité des infrastructures et les limites des réseaux d’évacuation face aux crues, ainsi que la persistance de nombreux points noirs.

Face à ce constat alarmant, l’opposition est montée au créneau pour accuser les collectivités territoriales de la région de ne pas mettre en place de politiques anticipatives afin de protéger les habitants contre les inondations. «De même, l’intervention des comités de vigilance a été fortement critiquée», rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition du mardi 20 octobre.

En peu de temps, indiquent les sources du quotidien, «les pluies orageuses ont transformé des boulevards dans la ville de Tétouan en ruisseaux, ses espaces verts en lacs et certaines zones de la corniche en points noirs».

Les habitants ont été pris de panique, craignant que les eaux diluviennes ne pénètrent dans leurs demeures en raison de l’anarchie des constructions, de l’absence d’infrastructures de base et du bricolage auquel se livrent certaines administrations publiques lors de travaux.

Le bulletin d’alerte émis par la Direction générale de la météorologie (DGM), rappelle le quotidien, a déclenché un état d’alerte au sein des services du ministère de l’Intérieur dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Ces derniers ont ainsi activé les comités de vigilance mis en place en coordination avec les collectivités territoriales, les services d’Amendis, l’opérateur délégataire chargé de la distribution d’eau potable et d’électricité ainsi que de l’assainissement liquide dans la région, et les éléments de la Protection civile.

Mais, font remarquer les mêmes sources, l’intervention de l’ensemble des services compétents dans la région serait entravée par la problématique de l’habitat anarchique dans le lit des oueds, la fragilité des infrastructures de base, l’échec des politiques publiques mises en place par les conseils élus et le relief montagneux de la région, qui exige des études préalables à toute construction pour prévenir les risques d’inondation.

Par Le360
Le 19/10/2026 à 20h58