Des vétérinaires privés se mobilisent bénévolement aux côtés de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) pour renforcer la prévention de la rage. Organisée en partenariat avec l’Ordre national des vétérinaires (ONV), la campagne «Action Stop Rage» permet aux propriétaires de chiens et de chats vivant en milieu urbain de faire vacciner gratuitement leurs animaux tout au long du mois de septembre.
Déployée du 1er au 30 septembre, l’opération repose sur un réseau de cabinets et de cliniques vétérinaires privés volontaires. La vaccination, réalisée sur rendez-vous, est ouverte aux chiens et aux chats âgés d’au moins trois mois, sous réserve que leur état de santé soit compatible avec l’administration du vaccin.
Avant toute injection, un examen clinique permet ainsi au vétérinaire de s’assurer de l’aptitude de l’animal à être vacciné. «Nous commençons par prendre sa température, puis nous procédons à un examen général afin de vérifier que son état de santé permet la vaccination», explique le médecin vétérinaire Zakaria Oukal.
Au-delà de la gratuité de l’opération, la campagne poursuit un objectif de santé publique: renforcer la couverture vaccinale des animaux de compagnie et réduire le risque de transmission de la rage à l’être humain. Cette zoonose virale mortelle demeure en effet évitable grâce à la prévention et, en premier lieu, à la vaccination des animaux exposés.
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«La rage continue de toucher les chiens et les chats et peut être transmise à l’être humain. La vaccination constitue le principal moyen de prévention», souligne Zakaria Oukal .
Pour le vétérinaire, l’enjeu consiste également à ancrer durablement la vaccination dans les pratiques des propriétaires d’animaux de compagnie. «Nous voulons développer cette culture de la prévention. Adopter un chien ou un chat implique aussi de veiller à sa vaccination et à son suivi sanitaire», insiste-t-il.
Une démarche bien accueillie par les propriétaires qui profitent de l’opération. Venue faire vacciner son chat Tokyo, une participante salue ainsi «une très bonne initiative». «C’est mon mari, qui adoptait déjà des chats, qui m’a transmis son amour des animaux», raconte-t-elle.



