Ils défiaient la gendarmerie en vidéo: fin de cavale pour un gang à Essaouira

Une arrestation par un élément de la Gendarmerie royale. . DR

Revue de presseUne opération d’envergure menée par la Gendarmerie royale d’Essaouira a permis l’arrestation du dernier groupe de membres d’une bande criminelle particulièrement violente, connue pour ses menaces explicites envers les forces de l’ordre. Douze personnes, dont le chef du gang et sa compagne, ont été interpellées après une traque minutieuse. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 21/05/2026 à 18h18

La Gendarmerie royale a mis fin, mardi dernier, à une série d’opérations ciblées contre une bande criminelle qui avait semé la terreur dans la région d’Essaouira. Grâce à une coordination étroite entre les unités locales, la Brigade nationale de recherches judiciaires (BNRJ) et les services de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), les forces de l’ordre ont démantelé ce réseau dangereux, dont le chef, un individu aux multiples antécédents judiciaires, a été interpellé dans une ferme située aux alentours de Moulay Bousselham, en compagnie de sa compagne et de son frère, indique le quotidien Al Akhbar de ce vendredi 22 mai.

L’opération, menée sous la supervision du commandant régional et du chef de la brigade d’Essaouira, s’est soldée par la saisie d’armes blanches, de quantités importantes de drogue, de sommes d’argent et d’un véhicule BMW, visible dans la vidéo menaçante diffusée il y a deux semaines. Cette intervention a été qualifiée de «hollywoodienne» par les observateurs en raison de son caractère spectaculaire et de l’ampleur des moyens déployés, lit-on dans Al Akhbar.

La traque, qui a duré quatorze jours, a débuté après la diffusion d’une vidéo glaçante montrant le chef du gang, armé d’un sabre, proférer des menaces explicites à l’encontre des gendarmes. «Nous allons vous liquider», déclarait-il devant ses complices, filmés dans un espace boisé. Les images, rapidement relayées sur les réseaux sociaux, avaient provoqué une onde de choc dans la région et mobilisé l’ensemble des services de sécurité. Au total, douze personnes ont été placées en garde à vue, dont une jeune femme sans antécédents judiciaires, et sept individus déjà connus des services de police pour trafic de stupéfiants et infractions diverses. Tous travaillaient sous les ordres du «baron» interpellé mardi, qui était en cavale depuis le début de l’enquête, précise Al Akhbar. Neuf autres membres du gang avaient été arrêtés au cours des jours précédents dans les zones de Moulay Bousselham, Essaouira et Safi, lors d’opérations distinctes ayant permis la saisie de drogue, d’armes et de véhicules.

L’interpellation du chef du gang n’a pas été sans résistance. Il a tenté de fuir et de résister à son arrestation, mais les éléments du Groupe d’intervention de la Gendarmerie royale (GIGR) ont réussi à le neutraliser. Le suspect a ensuite été transféré vers le siège de la Gendarmerie régionale à Essaouira pour y subir un premier interrogatoire avant d’être présenté au procureur du Roi près la Cour d’appel d’Essaouira. Il a été incarcéré en attendant son procès. L’enquête suit son cours, pour déterminer l’étendue exacte des activités du gang, notamment dans le trafic de stupéfiants. Les analyses techniques des téléphones saisis et les écoutes judiciaires pourraient révéler de nouvelles pistes et impliquer d’autres acteurs. Les autorités n’excluent pas que cette affaire dépasse le cadre local et pourrait avoir des ramifications plus larges.

Par La Rédaction
Le 21/05/2026 à 18h18