Meurtre d’un chauffeur de taxi: deux suspects arrêtés, le mobile reste flou

سيارة أجرة صغيرة (صورة تعبيرية)

Un taxi à Casablanca (photo d'illustration)

Revue de presseUn septuagénaire a été assassiné dans des circonstances particulièrement violentes. Deux de ses anciens collègues, également chauffeurs de taxi, sont en garde à vue, mais leur silence persistant laisse planer le doute sur les raisons de ce crime sanglant. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 03/05/2026 à 19h14

L’enquête sur l’assassinat brutal d’un chauffeur de taxi septuagénaire à Casablanca piétine, malgré l’arrestation samedi de deux suspects, eux-mêmes conducteurs de taxis et anciens collègues de la victime. «Les investigations se heurtent à leur silence obstiné, poussant le parquet à prolonger leur garde à vue pour élucider les circonstances et les mobiles de ce crime particulièrement violent», indique le quotidien Assabah dans son édition du lundi 4 mai.

Citant des sources proches du dossier, le quotidien rapporte que les deux suspects, arrêtés simultanément à Oujda et Casablanca sur la base d’informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), entretenaient depuis des années une relation professionnelle étroite avec la victime. Tous trois siégeaient ensemble au sein du bureau d’un syndicat de taxis de la ville, où la victime occupait un poste clé.

Pourtant, cette proximité aurait basculé dans une haine inexpliquée, poussant les deux hommes à planifier l’élimination de leur collègue. Le septuagénaire, attiré dans un guet-apens, a été tué de manière particulièrement sauvage: ses doigts auraient été sectionnés, selon des sources policières évoquant la possibilité qu’il ait tenté de se défendre contre des coups de couteau portés avec une telle force qu’ils auraient tranché ses phalanges. Jusqu’à samedi soir, le principal suspect refusait catégoriquement de s’expliquer sur les raisons de ce meurtre, laissant planer un épais mystère sur les motivations réelles du crime.

Initialement, les enquêteurs avaient privilégié la piste d’un vol commis par un gang ciblant les chauffeurs de taxi, notamment de nuit. «Cette hypothèse a cependant été rapidement infirmée après la découverte du véhicule de la victime: ses recettes financières étaient intactes, excluant ainsi le mobile crapuleux», note Assabah.

Les soupçons se sont alors tournés vers deux individus filmés à bord d’un véhicule, dont la plaque d’immatriculation a permis d’identifier les suspects. Les investigations techniques et les recoupements menés par la police judiciaire ont conduit à leur interpellation, l’un à Oujda et l’autre à Casablanca.

Un élément supplémentaire alimente l’incompréhension autour de ce crime. La victime, âgée de 74 ans, était décrite comme un homme d’une grande intégrité, connu pour son dévouement professionnel et sa générosité. Il transportait régulièrement des personnes en situation de vulnérabilité sans contrepartie financière, ce qui rend d’autant plus inexplicable la brutalité de son assassinat.

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a précisé que les éléments de la police judiciaire de Casablanca, appuyés par ceux de la brigade judiciaire du district d’Aïn Chock, avaient procédé samedi à l’arrestation de deux chauffeurs de taxi, âgés de 40 et 48 ans, suspectés d’être impliqués dans le meurtre par coups et blessures ayant entraîné la mort de leur collègue, chauffeur de taxi.

Les investigations avaient débuté le 26 avril, après la découverte du corps de la victime, gisant dans le quartier Aïn Chock. Les constatations médico-légales avaient révélé des traces de violences commises à l’arme blanche. Les recherches de terrain et les vérifications approfondies avaient permis d’identifier les deux suspects, interpellés simultanément dans deux villes distinctes.

Par La Rédaction
Le 03/05/2026 à 19h14