Un incendie d’une ampleur considérable s’est déclenché mardi dernier dans les forêts de Zaâroura, situées dans la province de Larache, mobilisant d’importants moyens humains et matériels pour faire face aux flammes. Face à la propagation rapide des foyers de feu à travers le relief montagneux escarpé de Beni Garfett, les équipes d’intervention terrestres et aériennes ont immédiatement engagé leurs opérations de sauvetage afin de circonscrire le sinistre et d’empêcher son extension vers les douars environnants, écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition de ce vendredi 16 octobre.
Afin de contenir le feu nourri par des vents d’est puissants et des conditions météorologiques défavorables marquées par la sécheresse de la végétation, une mobilisation générale a été ordonnée par les autorités localement et nationalement. Plus de 500 éléments issus de la Protection civile, des Eaux et Forêts, des autorités locales, de la Gendarmerie royale, des Forces auxiliaires ainsi que des Forces armées royales ont été dépêchés sur les lieux, appuyés par des camions-citernes, des véhicules tout-terrain et quatre Canadair, des avions bombardiers d’eau des FRA.
Malgré un terrain escarpé et un regain d’intensité des flammes provoqué par les rafales de vent, les efforts conjugués des équipes de secours ont pu porter, au terme de plusieurs heures de lutte acharnée. Les informations en provenance du terrain indiquent que plus de 90% de l’incendie a pu être maîtrisé, marquant un recul très significatif de l’intensité des foyers ardents et réduisant considérablement le risque d’une reprise généralisée du sinistre, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.
Par mesure de précautions, et afin d’assurer la sécurité des habitants de la région, les autorités locales ont procédé à des évacuations préventives de logements situés à proximité immédiate du périmètre forestier. Heureusement, ces interventions promptes et coordonnées ont permis d’éviter le pire, puisqu’aucune perte en vies humaines et aucun blessé ne sont à déplorer, parmi les civils et les équipes de sapeurs-pompiers.
Sur un plan environnemental, le bilan provisoire fait état d’une superficie forestière endommagée estimée à environ 50 hectares. Les pertes, en ce qui concerne le couvert végétal touchent principalement le couvert forestier dense, des herbes sèches, ainsi que des arbustes secondaires qui constituent l’écosystème local, ce qui témoigne de la sévérité des pertes subies par la faune et la flore de région au nord du Maroc.
Alors que les opérations d’extinction finale et de surveillance se poursuivent sur le terrain, les services de la Gendarmerie royale et les autorités locales ont ouvert une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes du déclenchement du feu. Dans la région, de l’avis de certains habitants, ce serait un acte criminel commandité par un individu d’influence, cherchant à s’approprier des terres forestières calcinées, ce qui leur rappelle un précédent survenu en 1995, dans cette même région, où près de 80 hectares avaient été ravagés, avant d’être intégrés à des propriétés privées.


