Enquête à Tétouan sur les fausses images du drame de Gaza attribuées aux récents événements de Fnideq

Le 2 août 2026, une femme est assise près d'une clôture de barbelés, attendant le retour de personnes ayant franchi la frontière vers l'enclave espagnole de Sebta, au poste frontière marocain de Bab Sebta, à la périphérie de Fnideq.. AFP or licensors

Revue de presseAlors que les heurts à la frontière de Sebta suscitent une vive tension, les autorités judiciaires passent au crible les réseaux sociaux pour contrer la désinformation. Entre images de victimes du conflit palestinien détournées et propagande numérique, le parquet s’active pour identifier les auteurs de ces manipulations qui perturbent l’investigation et les recherches de disparus. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 06/08/2026 à 18h40

Les autorités judiciaires de Tétouan ont ouvert une enquête approfondie suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’images et de séquences vidéo faussement associées aux récents événements de Fnideq. Plusieurs publications et médias, notamment espagnols, ont véhiculé des clichés présentés comme étant ceux d’individus blessés lors d’interventions sécuritaires à la frontière séparant Fnideq de l’enclave de Sebta. L’investigation a rapidement révélé que ces photographies provenaient en réalité du conflit à Gaza et montraient des victimes palestiniennes évacuées vers l’Égypte pour y recevoir des soins, n’ayant aucun lien avec l’hôpital régional de Tétouan, indique Al Akhbar de ce vendredi 7 août.

Cette manipulation de l’information s’inscrit dans le contexte des récents heurts survenus lorsque les forces de l’ordre tentaient d’empêcher des milliers de candidats à l’émigration clandestine de franchir le poste-frontière. Les actes de violence, marqués par des jets de pierres, des dégradations de biens publics et privés ainsi que des incendies volontaires, ont conduit à la poursuite judiciaire et à l’incarcération de plusieurs prévenus traduits devant le tribunal de première instance de Tétouan.

Face à la déferlante de contenus mensongers, des équipes techniques spécialisées de la police scientifique analysent minutieusement le matériel numérique diffusé afin d’établir les responsabilités et d’identifier la provenance exacte des images. Un rapport détaillé sera transmis au procureur du Roi pour engager les procédures légales requises contre les auteurs de ces intox, lit-on dans Al Akhbar.

Par ailleurs, des acteurs de la société civile et des associations des droits de l’homme dans le nord du Maroc ont vivement mis en garde contre l’impact néfaste de ces rumeurs sur le déroulement des enquêtes officielles. La propagation de fausses informations risque d’entraver les recherches de personnes portées disparues, l’identification formelle des victimes et la coordination bilatérale entre les autorités marocaines et espagnoles visant à déterminer l’ensemble des faits ayant été à l’origine de ces événements.La RdactionLaLaLLa

Par La Rédaction
Le 06/08/2026 à 18h40